Chapitre 27 — Fuite hors sol

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Chapitre 1 – L’Attente
Chapitre 2 – Le Retour à la Basse Ville
Chapitre 3 – Ce que dissimule le sol
Chapitre 4 – L’ombre ne meurt jamais
Chapitre 5 – Le feu de La Garde
Chapitre 6 – Trois types biens
Chapitre 7 – Déconstructions
Chapitre 8 — L’envers du décor
Chapitre 9 — Les eaux troubles de Saint-Mandrier
Chapitre 00 – La boutique et la rencontre
Chapitre 10 – Je m’occupe de tout
Chapitre 11 — Derrière le Sourire de Delphine
Chapitre 12 — L’épouse de M. Louis
Chapitre 13 — La chute de Mathieu
Chapitre 14 — Partie remise
Chapitre 15 — Le tambour
Chapitre 16 — Les ombres du matin
Chapitre 17 — De Font-Pré à Saint-Musse
Chapitre 18 — Les rubalises jaunes
Chapitre 19 — La rivière des Amoureux
Chapitre 20 — Échapper à la boue
Chapitre 21 — Les empreintes
Chapitre 22 — Elle rôde dans La Rode
Chapitre 23 — Aux genoux des égouts
Chapitre 24 — Macabre covoiturage
Chapitre 25 — Un bus c’est dur !
Chapitre 26 — Urgence à Saint-Musse
Chapitre 27 — Fuite hors sol
Chapitre 28 — Barbara balade
Chapitre 29 — Un caoua avec Barbara
Chapitre 30 — Barbaravatar

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Delphine demeura un instant immobile, les yeux fixés sur les lumières clignotantes qui envahissaient peu à peu l’abribus. L’adrénaline s’estompait, cédant la place à une fatigue sourde, presque accablante. Barbara s’accroupit à ses côtés.

— On ne sert plus à rien ici, dit-elle doucement. Et tu tiens à peine debout.

Delphine esquissa un sourire las.

— Pour une fois que je suis d’accord avec toi…

Elle accepta la main que Barbara lui tendait et se releva avec difficulté. Autour d’elles, les policiers prenaient possession du terrain, balisaient les accès, interrogeaient les témoins. Leur présence était rassurante, mais trop tardive pour effacer ce qui venait de se produire.

— On rentre au Cours Lafayette, conclut Barbara. On se pose. Et on attend.

Delphine acquiesça sans un mot. Elles s’éloignèrent à pied, abandonnant derrière elles le hurlement des sirènes et la puanteur du caoutchouc brûlé.


Pendant ce temps, à quelques kilomètres de là, le capitaine Jean-René Oriol suivait les opérations depuis un véhicule banalisé stationné non loin de l’hôpital de Saint-Musse. Son téléphone collé à l’oreille, il distribuait les ordres d’une voix sèche et tendue.

— Je veux toutes les issues bouclées. Urgences, entrées secondaires, parkings, accès piétons. Personne ne sort sans être identifié.

Autour de l’hôpital, les unités se mettaient en place avec une précision méthodique. Véhicules de police positionnés en barrage, agents déployés à pied, binômes postés aux portes automatiques. Saint-Musse était progressivement encerclé, transformé en forteresse.

Oriol était convaincu d’une chose : le tueur était là. Blessé peut-être, dissimulé parmi les patients, les visiteurs ou le personnel. Mais il n’avait pas disparu.

— Il est entré ici, murmura-t-il pour lui-même. Et il ne sortira pas.


Au même moment, Delphine et Barbara arrivèrent devant le Tabac du Cours Lafayette. La rumeur du marché avait laissé place au calme nocturne, presque irréel après la violence de la soirée. Delphine monta les escaliers lentement, chaque marche lui rappelant la course, le choc, la peur.

Une fois la porte refermée derrière elles, Barbara alluma la lumière du salon.

— Assieds-toi, ordonna-t-elle. Je te fais du café. Fort.

Delphine se laissa tomber sur le canapé, les yeux rivés sur la fenêtre donnant sur le cours.

— Tu sais ce qui me fait peur ? dit-elle à voix basse.

Barbara se retourna.

— Quoi ?

— S’il est vraiment à Saint-Musse… alors tout ce qu’on a vu depuis le début n’était qu’un prélude.

Barbara ne répondit pas. Elle posa deux tasses fumantes sur la table basse. Dehors, la ville semblait dormir. Mais quelque part, derrière les murs blancs de l’hôpital, la traque venait à peine de commencer.


Oriol avait repris la main. Dans les couloirs de Saint-Musse, la fouille s’organisait avec une rigueur chirurgicale. Chaque étage était quadrillé, service par service, vestiaire par vestiaire. Les agents avançaient lentement, identifiant le personnel, contrôlant les badges, vérifiant les sacs, les issues techniques, les escaliers secondaires. Le cercle se resserrait.

— Personne ne sort sans mon feu vert, répéta Oriol dans sa radio. On le veut vivant, mais on le veut surtout ici.

Il venait à peine de terminer sa phrase qu’une sirène stridente déchira l’air. Différente des autres. Plus grave. Plus urgente.

Un responsable de la sécurité accourut vers lui, le visage fermé.

— Capitaine, alarme incident héliport. Toit de l’hôpital.

Oriol n’hésita pas une seconde.

— Avec moi. Maintenant.

Ils s’engagèrent dans la cage d’escalier réservée aux accès techniques, montant quatre à quatre. Dans l’escalier, ils croisèrent deux pilotes en tenue de vol, pâles, encore sous le choc.

— Il est armé, lança l’un d’eux d’une voix mal assurée. Il nous a menacés. Il s’est installé dans l’hélico… on n’a rien pu faire.

Oriol serra les dents.

— Quel type d’arme ?

— Un pistolet. Il savait ce qu’il faisait.

Arrivés sur le toit, le vent les frappa de plein fouet. Les gyrophares se reflétaient sur le béton humide. L’hélicoptère n’était déjà plus à quai. Il flottait à cinq mètres au-dessus de la piste, hésitant, instable, comme si son pilote improvisé luttait pour garder le contrôle.

— Merde… souffla Oriol.

La machine bascula légèrement sur la droite, se redressa brusquement, puis s’éloigna lentement au-dessus de la ville, feux clignotants allumés, trajectoire incertaine. Chaque oscillation faisait craindre une chute imminente, un crash sur les immeubles voisins.

Oriol leva sa radio.

— Ici Oriol. Suspect en fuite par hélicoptère depuis le toit de Saint-Musse. Je répète : hélicoptère détourné. Alertez la préfecture, l’aviation civile, tout ce qui vole et tout ce qui roule.

Il resta là, immobile, à suivre des yeux le point lumineux qui s’éloignait dans la nuit.

Cette fois, le tueur venait de franchir une ligne. Et la chasse venait de changer d’échelle.

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Chapitre 1 – L’Attente
Chapitre 2 – Le Retour à la Basse Ville
Chapitre 3 – Ce que dissimule le sol
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Chapitre 7 – Déconstructions
Chapitre 8 — L’envers du décor
Chapitre 9 — Les eaux troubles de Saint-Mandrier
Chapitre 00 – La boutique et la rencontre
Chapitre 10 – Je m’occupe de tout
Chapitre 11 — Derrière le Sourire de Delphine
Chapitre 12 — L’épouse de M. Louis
Chapitre 13 — La chute de Mathieu
Chapitre 14 — Partie remise
Chapitre 15 — Le tambour
Chapitre 16 — Les ombres du matin
Chapitre 17 — De Font-Pré à Saint-Musse
Chapitre 18 — Les rubalises jaunes
Chapitre 19 — La rivière des Amoureux
Chapitre 20 — Échapper à la boue
Chapitre 21 — Les empreintes
Chapitre 22 — Elle rôde dans La Rode
Chapitre 23 — Aux genoux des égouts
Chapitre 24 — Macabre covoiturage
Chapitre 25 — Un bus c’est dur !
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