Chapitre 24 — Macabre covoiturage

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Chapitre 1 – L’Attente
Chapitre 2 – Le Retour à la Basse Ville
Chapitre 3 – Ce que dissimule le sol
Chapitre 4 – L’ombre ne meurt jamais
Chapitre 5 – Le feu de La Garde
Chapitre 6 – Trois types biens
Chapitre 7 – Déconstructions
Chapitre 8 — L’envers du décor
Chapitre 9 — Les eaux troubles de Saint-Mandrier
Chapitre 00 – La boutique et la rencontre
Chapitre 10 – Je m’occupe de tout
Chapitre 11 — Derrière le Sourire de Delphine
Chapitre 12 — L’épouse de M. Louis
Chapitre 13 — La chute de Mathieu
Chapitre 14 — Partie remise
Chapitre 15 — Le tambour
Chapitre 16 — Les ombres du matin
Chapitre 17 — De Font-Pré à Saint-Musse
Chapitre 18 — Les rubalises jaunes
Chapitre 19 — La rivière des Amoureux
Chapitre 20 — Échapper à la boue
Chapitre 21 — Les empreintes
Chapitre 22 — Elle rôde dans La Rode
Chapitre 23 — Aux genoux des égouts
Chapitre 24 — Macabre covoiturage
Chapitre 25 — Un bus c’est dur !
Chapitre 26 — Urgence à Saint-Musse
Chapitre 27 — Fuite hors sol
Chapitre 28 — Barbara balade
Chapitre 29 — Un caoua avec Barbara
Chapitre 30 — Barbaravatar
Chapitre 31 — Barbara spécial
Chapitre 32 — Probablement

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Les bras de Barbara et de Delphine tremblaient à force de tirer la femme coincée. La victime gémissait faiblement, encore lucide par éclairs, la détresse imprimée sur son visage.

Puis soudain, un faisceau de lumière blanche balaya le parking.

Des phares.

Un moteur rugit.
Un crissement de pneus déchira le silence.

Delphine leva les yeux… et comprit immédiatement.

« BARBARA, POUSSE-TOI ! »

Barbara n’hésita même pas : elle se jeta de côté, glissant presque entre deux voitures stationnées. Delphine tenta de reculer, mais elle n’eut pas le temps de faire trois pas.

La voiture surgit dans un hurlement mécanique et fonça droit sur elles.

Delphine sentit l’air se compresser autour d’elle, trop tard pour esquiver complètement.

Le choc.

Le pare-chocs l’écrasa contre le mur, lui coupa le souffle, la bloquant comme un étau d’acier. La douleur la paralysa un instant, mais son regard, horrifié, se porta sur la bouche d’égout.

La victime n’avait pas eu la moindre chance.

La voiture lui était passée dessus.

La roue avant, montée sur le bord métallique du conduit, s’était arrêtée net dans un blocage terrifiant qui avait plié la barre d’acier. Le corps coincé servait désormais d’appui à la voiture.

La tête de la femme… écrasée à moitié.
Les yeux encore ouverts, vitreux, un dernier souffle coincé dans la gorge.

Delphine sentit ses entrailles se nouer.

Le conducteur — une ombre indistincte derrière un pare-brise sale — enclencha la marche arrière.

La roue patina, tourna, glissa… mais ne parvenait pas à se dégager.

Le bruit que cela produisait était insoutenable.

Le pneu frottait contre le corps coincé, déchirant encore la victime, arrachant chair et tissu, projetant du sang en éclaboussures irrégulières sur le sol, sur les portières, sur le visage de Delphine.

Un long cri s’échappa de la gorge broyée de la femme — un cri haché, presque animal, qui monta puis se brisa dans un gargouillis atroce.

Barbara hurla quelque part, cachée derrière les voitures.
« DELPHINE ! »

Delphine, elle, ne répondit pas.

Elle lutta pour reprendre son souffle, tenta de se redresser malgré la pression du pare-chocs. Dans un effort désespéré, elle bascula en avant, basculant sur le capot, cherchant à s’extraire du piège.

Ses doigts glissèrent sur le métal brûlant du moteur, ses bras tremblaient, mais elle parvint à tirer sa jambe libre — centimètre par centimètre.

Derrière le pare-brise, le conducteur insistait, encore et encore, obstiné, déterminé à libérer la roue.

Et chaque tentative réduisait un peu plus la victime en lambeaux.


Barbara n’avait pas hésité : elle avait bondi sur le toit de la voiture, ses chaussures glissant presque sur la tôle humide. Autour d’elles, les néons blafards du parking clignotaient, projetant des ombres longues entre les piliers de béton.

Sous elle, le moteur rugissait, tournant à plein régime. Le véhicule vibrait, obstiné, comme si le conducteur voulait absolument se dégager de l’obstacle invisible qui bloquait sa roue avant.

Delphine, elle, était toujours coincée entre le pare-chocs et un muret, à moitié plaquée contre le béton. La chaleur du moteur lui brûlait les avant-bras, et la fumée qui s’échappait du capot lui irritait les yeux. Elle sentait son souffle s’accélérer, ses jambes trembler, mais refusait de céder à la panique.

Tiens bon ! cria Barbara depuis le toit, tentant de se stabiliser malgré les secousses.

Delphine leva les yeux : la silhouette de Barbara se découpait sous la lumière froide. À cet instant, cette simple présence lui donna la force de bouger. Elle se hissa sur le capot, la tôle vibrante glissant sous ses mains.

À l’intérieur de l’habitacle, le conducteur s’agitait. Une ombre compacte, rapide, comme un animal acculé. Les pneus avant patinaient sur les pavés humides du parking, dégageant une odeur de caoutchouc brûlé qui se mêlait à l’écho métallique du lieu.

Delphine, bouge ! Écarte-toi ! lança Barbara, la voix tendue.

Delphine essaya de se dégager par le côté, mais le pare-chocs l’avait encore prise au piège. Elle força, glissa, tenta de se tourner. Le parking entier semblait vibrer sous les accélérations répétées.

Alors, dans un geste désespéré, Barbara frappa du plat de la main le pare-brise. Une fois.
Puis une deuxième.
Le verre se fissura en étoile.

Le conducteur s’immobilisa soudain. Le bruit du moteur, toujours en surrégime, se fit presque assourdissant dans ce bref silence.

Maintenant, Delphine ! cria Barbara.

À ce moment-là, la voiture se dégagea enfin de l’obstacle. Barbara, sans hésiter, se plaqua sur le toit de l’auto, agrippant les barres de toit comme pour ne pas être projetée à terre. Delphine, de son côté, s’agrippa de toutes ses forces au capot, le métal tremblant sous son poids et les secousses du moteur.

Face à elle, le tueur restait masqué : la capuche recouvrant son visage, mais une casquette avec le logo de la NASA dépassait, ajoutant une touche absurde à la scène terrifiante. Ses yeux, à peine visibles sous la visière, brillaient d’une détermination glaciale.

La voiture patina un instant en marche arrière, la tôle sous les mains et les pieds de Delphine vibrante et glissante, mais bientôt, le tueur enclencha la marche avant. L’auto bondit vers la sortie du parking, Delphine accrochée au capot, Barbara sur le toit, et toutes deux emportées dans un mouvement incontrôlable, tanguant avec chaque virage, chaque irrégularité du sol.

Le parking entier résonnait du vrombissement du moteur, des crissements des pneus sur le béton humide et des respirations haletantes des deux femmes. Leurs mains s’ouvraient parfois sur le métal, les doigts cherchant un appui, mais le tueur continuait sans ralentir, comme s’il voulait les entraîner au bord du désastre.

Le cœur battant à tout rompre, chaque instant semblant durer une éternité. Barbara, cramponnée au toit, cria quelque chose mais le vacarme du moteur étouffa sa voix. Le tueur fonçait, déterminé à quitter le parking, et toutes deux n’étaient plus que des passagères d’un cauchemar roulant.

Au milieu de la chaussée luisante, sous la lueur blafarde d’un réverbère, il ne restait plus qu’une chose informe, un paquet de viande et d’étoffe déchiqueté, irriguant lentement une flaque noire qui n’en finissait pas de grandir. Une signature. Brutale, efficace, définitive.

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Chapitre 1 – L’Attente
Chapitre 2 – Le Retour à la Basse Ville
Chapitre 3 – Ce que dissimule le sol
Chapitre 4 – L’ombre ne meurt jamais
Chapitre 5 – Le feu de La Garde
Chapitre 6 – Trois types biens
Chapitre 7 – Déconstructions
Chapitre 8 — L’envers du décor
Chapitre 9 — Les eaux troubles de Saint-Mandrier
Chapitre 00 – La boutique et la rencontre
Chapitre 10 – Je m’occupe de tout
Chapitre 11 — Derrière le Sourire de Delphine
Chapitre 12 — L’épouse de M. Louis
Chapitre 13 — La chute de Mathieu
Chapitre 14 — Partie remise
Chapitre 15 — Le tambour
Chapitre 16 — Les ombres du matin
Chapitre 17 — De Font-Pré à Saint-Musse
Chapitre 18 — Les rubalises jaunes
Chapitre 19 — La rivière des Amoureux
Chapitre 20 — Échapper à la boue
Chapitre 21 — Les empreintes
Chapitre 22 — Elle rôde dans La Rode
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Chapitre 25 — Un bus c’est dur !
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Chapitre 27 — Fuite hors sol
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