Agents hospitaliers en grève à Toulon : après la prise d’otage d’une infirmière

Une infirmière de l’unité sanitaire du centre pénitentiaire de Toulon-La Farlède a été prise en otage dimanche 31 mai 2026, vers 9 h 30, par un détenu de 35 ans suivi pour des troubles psychiatriques. L’homme, conduit pour son rendez-vous quotidien, a sorti un surin artisanal — manche de brosse à dents et lame de rasoir — qu’il a maintenu sous la gorge de la soignante pendant une vingtaine de minutes, exigeant de voir sa conseillère pénitentiaire et ses enfants.

Une alerte qui a permis d’éviter le pire

Le gardien accompagnant le détenu avait pressenti un comportement inhabituel. Il a pris la décision de ne pas verrouiller la porte de la salle de consultation. Profitant d’un moment d’inattention, l’infirmière a réussi à s’échapper et à donner l’alerte. Ses collègues ont neutralisé l’assaillant, qui a été placé en quartier disciplinaire avant un transfert vers un autre établissement. « L’infirmière est très choquée, et notre collègue gardien également », témoigne un représentant de l’Ufap, saluant le professionnalisme des équipes.

Une grève pour exiger des moyens

Face à cet événement, les agents hospitaliers ont déclenché un mouvement de grève début juin, brandissant le slogan : « La sécurité n’est pas négociable ». Ils dénoncent l’insuffisance des effectifs et l’absence de protocoles adaptés pour la prise en charge des détenus aux profils psychiatriques complexes. Les syndicats réclament le recrutement d’agents formés, le renforcement des moyens de contention et une révision des procédures d’escorte vers les unités de soins.

2 commentaires sur « Agents hospitaliers en grève à Toulon : après la prise d’otage d’une infirmière »

  1. Il était temps que les agents se mobilisent. Travailler dans ces conditions sans sécurité suffisante, c’est inadmissible.

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