Le 3 juin, plusieurs bureaux de vote du secteur de Jamsil, à Séoul, ont dû suspendre temporairement leurs opérations faute de bulletins disponibles. Selon l’agence Yonhap, ces difficultés sont apparues dans le quartier de Songpa, au sud de la capitale, et ont rapidement provoqué une désorganisation visible dans les centres de vote concernés.
Files d’attente et tensions sur place
Cette pénurie a entraîné de longues attentes pour les électeurs, certains ne pouvant voter qu’après 18 h, soit après l’horaire officiel de fermeture. Des habitants ont quitté les lieux sans voter, tandis que d’autres ont exprimé leur colère sur place face à une situation jugée exceptionnelle.
La polémique s’étend après le vote
D’après le Korea Herald, les perturbations ont nourri une contestation plus large dans le secteur de Jamsil 7-dong, où des manifestants ont ensuite bloqué le transfert d’urnes vers un centre de dépouillement. Le média indique qu’environ 2 000 votes se trouvaient dans deux urnes concernées, tandis que la Commission électorale nationale a refusé de suspendre le dépouillement ou d’ordonner un nouveau scrutin.
Un incident au retentissement national
L’épisode a dépassé le cadre local en alimentant la défiance autour de l’organisation électorale sud-coréenne. Dans un contexte politique très tendu, cette pénurie de bulletins à Jamsil est devenue un symbole des fragilités logistiques qui peuvent peser sur la confiance démocratique.

La démocratie sud-coréenne traverse une période difficile. Espérons que les élections se déroulent sereinement.