Du jamais vu : 6,3 milliards de dollars perdus en 20 minutes. Une première mondiale : la plateforme Binance a été vidée de ses fonds le jeudi 29 octobre.
L’attaque , attribuée à la Corée du Nord par le FBI , est d’ores et déjà considérée comme la plus importante. Depuis dimanche 1er novembre, les retraits ont repris après avoir été interrompus .
Un ordinateur infecté et des portefeuilles vidés
L’ordinateur portable d’ un ingénieur a été infecté , d’après nos informations.
Dans la nuit du 29 au 30 octobre, les portefeuilles en ligne ( connectés à Internet pour accélérer les transactions) de Binance ont été vidés . Dix réseaux différents ont été attaqués simultanément . L’argent a été transféré vers des adresses contrôlées par les pirates .
Le FBI a rendu sa décision le samedi 31 octobre. Il désigne l’ unité TraderTraitor , liée à Pyongyang. Cette unité a déjà été mise en cause dans le vol de 1,5 milliard de dollars chez Bybit. De son côté, Binance confirme que « le montant total touché s’élève à environ 6,3 milliards de dollars », soit environ 5,6 milliards d’euros.
Dans un premier temps , rien ne se passe côté utilisateur. Les retraits sont bloqués afin de sécuriser la zone.
3 milliards de dollars bloqués , le reste remboursé par Binance
La suite est rapide . Binance annonce qu’environ 3 milliards de dollars ont été bloqués à cause d’ émetteurs de stablecoins comme Tether.
Pour le reste, l’entreprise a utilisé ses propres fonds pour couvrir 6 milliards de dollars sur les 6,3 milliards volés. Un fonds spécial a été artificiellement gonflé à plus de 6,34 milliards de dollars afin d’assurer la continuité du service .
« Nous avons récupéré 90 % des cryptomonnaies volées » , indique la plateforme.
Malgré le trafic important sur les plateformes , les forces de sécurité restent stables. Cependant, ce vol met en lumière une faiblesse : la centralisation de toutes les données sur une seule plateforme .
Les retraits en bitcoins ont été rétablis dimanche matin . D’autres types de retraits suivront. L’ enquête est toutefois en cours .
