Thalaikoothal, une pratique documentée mais difficile à mesurer

Au Tamil Nadu, dans le sud de l’Inde, le terme « thalaikoothal » désigne le meurtre de personnes âgées , souvent malades , dépendantes ou alitées. Il est généralement décrit comme une forme de géronticide, parfois présenté comme une euthanasie forcée pratiquée sans le consentement de la personne.

En quoi consiste le rituel ?

La séquence des actes rapportée dans plusieurs enquêtes est assez précise : massage à l’huile, bain froid et ingestion forcée de plusieurs verres d’eau de coco ( parfois mélangée à du lait ) . Les publications relatant ce rituel affirment qu’il est censé provoquer une chute de la température corporelle, de la fièvre, des convulsions et une défaillance rénale ou d’autres organes, pouvant entraîner la mort en un ou deux jours.

Une mise en garde médicale s’impose : les affirmations selon lesquelles l’eau de coco, consommée seule, provoque une insuffisance rénale aiguë reposent principalement sur des rapports d’enquête et des études descriptives, et non sur des essais cliniques. Toutefois, le point essentiel est clairement énoncé dans les sources : il s’agit d’un ensemble d’actes visant à affaiblir une personne déjà vulnérable ou à accélérer son décès.

D’autres méthodes ont été signalées.

Les recherches et les témoignages font état d’autres méthodes, notamment des bains d’eau froide répétés, l’obstruction des voies respiratoires pendant l’administration de lait, l’administration de substances toxiques, d’injections et, dans certains cas, de mélanges de boue et d’eau. Il est difficile de confirmer ou d’infirmer ces allégations dans chaque cas particulier en raison du risque de dissimulation de la cause du décès, possiblement attribuée à une maladie préexistante.

Les personnes qualifiées de victimes sont principalement des personnes âgées nécessitant des soins, atteintes de maladies graves ou considérées comme un fardeau par leurs proches. La pauvreté, le manque de soins de longue durée et l’insuffisance des pensions sont souvent cités comme facteurs contributifs dans les enquêtes.

Illégal, mais à peine détectable

Le thalaikoothal est illégal en Inde. Lorsqu’un décès survient sans le consentement de la victime , il peut s’agir d’ un homicide, voire d’ un meurtre. Une enquête menée dans les districts de Madurai, Virudhunagar et Theni a révélé que cette pratique persiste malgré son illégalité.

Concernant l’affirmation selon laquelle « plusieurs centaines » de personnes âgées meurent chaque année , il convient de préciser que les sources ne fournissent aucune statistique officielle récente et fiable permettant de déterminer un nombre précis de décès par an . Le secret qui entoure ces décès, l’absence de plaintes et la possibilité que certains soient enregistrés comme naturels rendent ce phénomène particulièrement difficile à quantifier.

La description la plus précise est la suivante : le thalaikoothal est une pratique gravement condamnée et historiquement documentée dans certaines régions rurales du Tamil Nadu, tandis que sa prévalence actuelle est difficile à affirmer avec certitude .
Source

RGPD, hébergement en France, simplicité d'utilisation... Quel est le meilleur CRM pour votre entreprise ? Faites le test gratuit !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *