Carcassonne : une enquête ouverte après la diffusion d’une vidéo

Une patrouille de nuit, une caméra corporelle restée allumée et six heures de conversations enregistrées à l’insu des policiers. À Carcassonne, une vidéo publiée mardi 8 septembre par Midi Libre met en cause plusieurs policiers municipaux pour des propos racistes, misogynes et conspirationnistes.

Le parquet de Carcassonne a confirmé mercredi l’ouverture d’une enquête concernant des faits survenus en novembre 2025.

Une caméra laissée allumée

Ce soir-là, quatre policiers municipaux ont pris une patrouille nocturne dans la ville de l’Aude. L’un d’eux, un brigadier-chef, aurait activé sa caméra corporelle avant de croire l’avoir éteinte.

Vidéo midilibre.fr

L’enregistrement a continué.

Selon Midi Libre, l’enregistrement dure environ six heures et a capturé des conversations à l’intérieur du véhicule de service et lors d’appels. Seuls des extraits ont été rendus publics.

Remarques enregistrées

Dans ces extraits, plusieurs remarques ciblent des personnes en raison de leur origine présumée. On y entend également des propos misogynes, des commentaires homophobes et des théories du complot.

L’officier qui prend la parole le plus souvent est décrit par plusieurs médias comme un brigadier-chef de 50 ans, ancien militaire et proche du Rassemblement national. D’autres membres de la patrouille apparaissent ou se font entendre à différents moments de l’enregistrement.

L’enquête doit désormais vérifier les faits, le contenu de l’ enregistrement et toute infraction éventuelle. Aucune décision judiciaire individuelle n’a été rendue publique à ce stade.

Réactions à Carcassonne

La mairie de Carcassonne a condamné ces propos et annoncé avoir entamé des procédures, promettant des sanctions « à la mesure de la gravité des faits ». Plusieurs médias confirment également qu’une procédure administrative a déjà été engagée.

D’après des informations parues mercredi, le Rassemblement national aurait suspendu ou exclu le policier le plus directement impliqué. L’enquête judiciaire, menée sous l’autorité de gendarmes du parquet de Carcassonne, se poursuit.

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