Un usager de la mairie de Perpignan a photographié le tatouage visible sur le bras gauche d’un agent d’accueil. Après vérification, le média Reflets confirme qu’il reproduit la devise de la Schutzstaffel (SS), organisation paramilitaire du régime nazi. La photo, prise début juin, circule largement sur les réseaux sociaux et relance le débat sur la neutralité du service public.
Une banalisation symbolique inquiétante
Depuis l’élection de Louis Aliot (RN) en 2020, plusieurs décisions municipales interrogent. En septembre 2022, le conseil a voté la création d’une esplanade au nom de Pierre Sergent, ancien dirigeant de l’OAS, organisation terroriste d’extrême droite. Pour les observateurs, la présence d’un agent arborant un symbole nazi s’inscrit dans une même logique de réhabilitation mémorielle.
Le silence de la municipalité
Interrogée, la mairie n’a pas réagi officiellement. L’absence de sanction ou de communication alimente les critiques d’associations antifascistes et d’élus d’opposition. Le statut d’agent public impose des obligations de neutralité et de probité que ce tatouage contredit ostensiblement.
Une affaire qui dépasse le cas individuel
Au-delà du salarié concerné, c’est la responsabilité de l’exécutif municipal qui est questionnée. Le contrôle des recrutements et la formation aux valeurs républicaines apparaissent comme des leviers négligés. À Perpignan, le symbole nazi sur un bras d’agent d’accueil devient le marqueur visible d’un climat plus large.
