Budget 2027 : l’Assurance-chômage menacée par une ponction de 2 milliards

À l’approche de la présentation du budget 2027, le gouvernement doit encore fixer le montant prélevé dans les caisses de l’Unédic. La fourchette évoquée va de 0 à 2 milliards d’euros, avec un scénario qui se rapprocherait plutôt du montant maximal si Bercy obtient gain de cause.

Le sujet dépasse les bureaux parisiens. Dans le Var aussi, il concerne les demandeurs d’emploi, les entreprises et les salariés qui financent le régime.

Un montant encore en discussion

Au départ, Bercy aurait envisagé une ponction de 4 milliards d’euros. Un montant finalement jugé trop élevé, apparemment. Le gouvernement réfléchirait désormais à un prélèvement deux fois moins important.

Rien n’est arrêté.

L’arbitrage doit intervenir avant la présentation du projet de budget, prévue le 30 septembre, puis le texte sera examiné par le Parlement à l’automne.

Les partenaires sociaux montent au créneau

L’Unédic est gérée par les partenaires sociaux, c’est-à-dire les organisations patronales et les syndicats. Ces derniers voient d’un mauvais œil un nouveau transfert vers les comptes de l’État.

Le patronat comme les syndicats devraient alerter les parlementaires et tenter de faire modifier le dispositif. Leur argument est simple : les cotisations destinées à l’Assurance-chômage doivent d’abord servir à indemniser les personnes privées d’emploi et à accompagner leur retour vers l’activité.

Côté Unédic, les emprunts continuent pourtant de financer la protection des salariés. L’organisme a encore levé 2 milliards d’euros le 26 août, dans le cadre d’un plan de financement 2026 de 10 milliards.

Un régime déjà fragilisé

La nouvelle ponction arriverait alors que les comptes du régime restent suivis de près. En 2026, l’Unédic prévoit des pertes de plusieurs milliards d’euros, notamment sous l’effet des prélèvements déjà opérés par l’État.

Dans les territoires comme le Var, l’enjeu se mesure concrètement : une période de chômage, une fin de contrat saisonnier ou une reconversion peuvent dépendre de la solidité du régime.

Le choix final reviendra au gouvernement, puis aux députés et aux sénateurs. Les élus se prononceront, les partenaires sociaux mobiliseront, les demandeurs d’emploi regarderont. Source

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