On les appelle kangourous arboricoles. Pourtant, ces marsupiaux atypiques ne ressemblent guère à leurs cousins des plaines australiennes. Les dendrolagues vivent perchés dans les forêts tropicales de Nouvelle-Guinée et du nord-est de l’Australie, où ils passent l’essentiel de leur temps dans la canopée.
Des acrobates des arbres, maladroits au sol
Dans les hauteurs, les dendrolagues se déplacent avec une agilité surprenante. Leurs pattes avant, courtes et munies de griffes recourbées, leur permettent d’agripper fermement les troncs et les branches. Ils peuvent bondir de plusieurs mètres d’un arbre à l’autre, s’appuyant sur leurs puissantes pattes arrière et leur longue queue qui fait office de balancier.
Mais dès qu’ils touchent terre, tout change. Lents et patauds, ils doivent incliner leur corps vers l’avant pour compenser le poids de leur queue. Résultat : ils se déplacent par petits bonds maladroits ou en marchant prudemment. Certains descendent rarement au sol, sauf pour ramasser des fruits ou des graines.
Un régime folivore et un mode de vie solitaire
Ces kangourous des cimes se nourrissent principalement de feuilles, mais aussi de fruits, de fleurs, de sève et parfois d’écorce. Quelques espèces complètent leur menu avec des œufs ou des oisillons.
Généralement solitaires, les dendrolagues peuvent néanmoins être observés en petits groupes familiaux : une femelle, son petit et parfois un mâle. Actifs surtout la journée dans les forêts intactes, ils deviennent nocturnes dans les zones plus fréquentées par l’homme. La mère porte son unique petit dans une poche marsupiale pendant plusieurs mois, comme la plupart des marsupiaux.
Toutes les espèces menacées
Il existe une douzaine d’espèces de dendrolagues, toutes classées de « quasi-menacé » à « en danger critique d’extinction » par l’UICN. Leurs populations ont chuté de moitié en trente ans pour certaines, comme le dendrolague de Goodfellow.
Les causes ? La déforestation, l’extension des terres agricoles (notamment pour les cultures de café) et la chasse pour la viande. Le dendrolague de Huon, par exemple, ne compte plus que 2 500 individus à l’état sauvage.
La protection de ces forêts tropicales montagneuses reste leur seul espoir de survie.
