Loi d’urgence agricole, l’Assemblée tranche dans la tension

À Paris, l’Assemblée nationale a adopté dans la nuit de lundi à mardi la loi d’urgence agricole, au terme d’un vote serré et d’une séance visiblement très agitée. Le texte a été validé par 296 voix contre 224, avec une gauche presque unanime contre et des soutiens venus surtout du bloc gouvernemental et de la droite.

Un texte très discuté

Le projet de loi veut répondre à la colère du monde agricole, avec plusieurs mesures sur l’eau, l’élevage et la protection des exploitations. Il prévoit aussi, à titre dérogatoire, la réintroduction de deux substances interdites en France mais autorisées dans l’Union européenne, l’acétamipride et le flupyradifurone.

C’est là que les opposants ont haussé le ton. Le collectif Nourrir, des élus de gauche et plusieurs associations dénoncent un texte jugé trop favorable à l’irrigation et trop lâche sur les pesticides.

Les opposants vent debout

Le vote a cristallisé un vrai bras de fer politique. D’un côté, les défenseurs du texte parlent de réponses concrètes pour des filières en difficulté, de l’autre, ses adversaires y voient un recul environnemental net, surtout sur la gestion de l’eau.

Selon plusieurs médias, les tensions ont aussi traversé le camp gouvernemental, avec des députés en désaccord sur l’article consacré aux pesticides. Le texte doit encore passer par la suite du parcours parlementaire pour être définitivement adopté.

Un dossier encore ouvert

Pour les agriculteurs, cette loi doit donner de l’air. Pour ses opposants, elle ouvre surtout la porte à des choix contestés sur l’eau et les produits phytosanitaires.

Dans les prochains jours, le débat devrait rester vif. Et pas seulement à l’Assemblée. Côté Var, où la question de l’eau et des cultures revient souvent sur la table, le sujet ne laissera personne indifférent.

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