Au VIIe siècle av. J.-C., Dracon a laissé son nom à l’histoire par des lois réputées très sévères. De là vient l’adjectif « draconien ». Pour le reste, la mort du législateur, censée survenir étouffé sous des manteaux et des chemises lancés par la foule lors d’une célébration, relève surtout d’un récit tardif et fragile.
Un nom resté célèbre
À Athènes, Dracon est connu pour avoir fait rédiger un code de lois écrit. Le personnage compte parmi les premières grandes figures du droit grec, et sa réputation s’est fixée autour de la rigueur de ses peines.
C’est ce trait qui a traversé les siècles. Quand on parle aujourd’hui de mesures draconiennes, on renvoie bien à cette sévérité, plus qu’à un homme précis.
La mort racontée plus tard
L’histoire de la suffocation est plus douteuse. Selon la tradition rapportée, des spectateurs auraient voulu lui rendre hommage en jetant sur lui des vêtements, jusqu’à l’ensevelir sous ces étoffes.
Le détail est saisissant. Mais il n’est pas solidement établi par les sources anciennes. On est donc davantage dans la légende que dans le fait historique avéré.
Une tradition à manier avec prudence
Ce genre de récit mélange souvent mémoire, admiration et exagération. Avec Dracon, on sait qu’il a existé, qu’il a légiféré, et que son nom a donné naissance à un mot encore employé aujourd’hui.
