Marine Le Pen, la justice et la présidentielle

Du côté des tribunaux, le dossier fait parler. Marine Le Pen a bien été condamnée en appel à trois ans de prison. Dont un an ferme avec un bracelet électronique. Sauf qu’elle ne compte pas s’arrêter là.

Elle a annoncé un pourvoi en cassation.

Le calendrier de la Cour

Le pourvoi suspend l’application de la peine. La candidate va pouvoir commencer sa campagne sans contrainte matérielle, pour le moment. Mais. L’avenir reste incertain pour elle.

Rien ne garantit qu’elle ira jusqu’au scrutin de l’année prochaine sans cet appareil à la cheville. La justice s’organise pour avancer vite.

Le procureur général, Rémy Heitz, a prévenu publiquement. L’institution fera tout pour rendre sa décision avant la présidentielle. Un calendrier resserré, un examen accéléré, des équipes sur le pont.

Alors que la candidate lance sa course vers l’Élysée, le rythme judiciaire pourrait bousculer son agenda.

Une campagne sous surveillance

Si les hauts magistrats rejettent son recours cet hiver ou au printemps prochain, la condamnation deviendra définitive. Et. La sanction s’appliquerait.

Elle devrait alors accepter le port de ce dispositif. Faire campagne avec cet équipement reste tout à fait possible d’un point de vue légal, selon nos informations. Tenir des meetings, rencontrer les électeurs dans le Var ou ailleurs, participer à des réunions publiques.

Pas question de l’empêcher de parler. Rien dans les textes ne bloque une candidature sous surveillance électronique.

La logistique d’une tournée nationale serait un peu différente, apparemment.

L’inconnue politique

Une victoire électorale changerait la donne. Si elle accède à la fonction suprême avant l’application complète de la mesure, la Constitution intervient directement.

L’article 67 offre une protection juridique. Le président élu intouchable, la peine gelée, l’exécution repoussée.

Le dispositif serait alors mis sur pause pour garantir la continuité du service pendant toute la durée de son mandat. Visiblement, le suspense tiendra autant aux urnes qu’aux décisions des juges parisiens.

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