Marine Le Pen et le RN fixés ce mardi sur leur sort

Ce mardi 7 juillet, la cour d’appel de Paris rend sa décision dans l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national. Marine Le Pen, le parti et dix autres prévenus sont donc attendus au tournant, avec un enjeu politique énorme pour la suite.

Une affaire ancienne

Le dossier remonte à des faits reprochés entre 2004 et 2016, autour d’un système présumé de rémunération d’assistants parlementaires européens avec des fonds de l’Union européenne, alors qu’ils travaillaient en réalité pour le parti. En première instance, Marine Le Pen avait été condamnée, comme le RN et plusieurs cadres, ce qui a ouvert la voie à cet appel.

Ce qui se joue

Pour Marine Le Pen, l’enjeu dépasse largement le seul volet judiciaire. Le parquet a requis quatre ans de prison, dont un an ferme, 100 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité, sans exécution provisoire cette fois, ce qui laisse la cour libre de confirmer, alléger ou durcir la peine.

La question est simple, au fond. Une peine d’inéligibilité trop longue la couperait de la présidentielle de 2027, un point central pour sa stratégie comme pour celle du RN.

Un verdict très attendu

L’audience en appel s’est achevée début février, après plusieurs semaines de débats. Depuis, tout le monde attend ce mardi avec une certaine tension, y compris dans le camp lepéniste où l’on guettait surtout le calendrier de la cour.

Dans le Var aussi, le sujet ne passe pas inaperçu. Le RN y dispose d’un ancrage réel, et la décision du jour peut reconfigurer la suite du match politique bien au-delà de Paris.

Le verdict attendu ce mardi dira si Marine Le Pen peut encore garder ouverte la route de 2027, ou si la justice referme une porte importante. Pour le RN, c’est un moment charnière, net, sans filet.

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