Venezuela : les recherches patinent quatre jours après les secousses

À plus de 8 000 kilomètres de nos côtes varoises, le Venezuela compte ses disparus. Mercredi dernier, la terre a tremblé deux fois. Un bilan officiel annonce 1 450 décès à ce stade. C’est beaucoup. Sur place, les secours s’activent sous les décombres. Sauf que l’horloge tourne. Et les éléments compliquent visiblement la tâche.

Chaleur et manque d’outils

Côté La Guaira, la zone la plus touchée, la météo pèse lourd. Les températures estivales fatiguent très vite les sauveteurs mobilisés. Apparemment, le gros matériel se fait désirer sur les zones d’intervention. Les proches des victimes regrettent l’absence de pelleteuses.

On gratte la terre à la main. C’est usant. Les habitants cherchent, les secouristes s’épuisent, les autorités temporisent. Une ambiance assez lourde. Bref. L’espoir de dénicher des survivants diminue tranquillement jour après jour.

Organisation à flux tendu

Près de sept millions de personnes sont touchées par cet événement. Selon l’ONU, les disparus se compteraient en dizaines de milliers. Une estimation large. Les équipes arrivées sur place, le manque de logistique saute aux yeux.

Mais. Gérer les vivres sans vrais frigos relève du casse-tête. Du côté des services locaux, on fait avec les moyens du bord. Sans compter la terre qui continue de bouger. Une nouvelle réplique a secoué la côte samedi après-midi. Alors que le temps presse, les renforts arrivent lentement.

Quelques lueurs d’espoir

Pourtant. Quelques bonnes nouvelles remontent du terrain. Dimanche, un homme et son fils – bloqués depuis mercredi – ont été extraits vivants. Trente-trois personnes ont pu être sauvées ce week-end. Rarement vu un tel soulagement dans les quartiers détruits.

L’aide internationale pointe doucement le bout de son nez. Pour relayer les premiers intervenants fatigués. Selon nos informations, la France a soumis une proposition de soutien logistique. On va scruter les prochaines annonces de très près.

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