Alors que la polémique enfle depuis sa garde à vue du 2 avril, les analyses ont finalement écarté toute infraction liée aux stupéfiants dans les effets personnels de Rima Hassan. Selon plusieurs articles publiés ces derniers jours(Presse 83 également), une procédure distincte avait été ouverte après la découverte de matières présentées, dans un premier temps, comme pouvant s’apparenter à du CBD et à de la 3-MMC.
Le parquet de Paris avait d’abord indiqué, lors de la garde à vue, que des matières s’apparentant à du CBD et à de la 3-MMC avaient été retrouvées dans ses effets personnels, ce qui avait alimenté plusieurs récits médiatiques contradictoires. Rima Hassan avait aussitôt contesté cette version, en soutenant qu’elle transportait uniquement du CBD acheté légalement pour un usage médical, tandis qu’elle expliquait que d’éventuelles traces litigieuses provenaient d’un produit contaminé.
Depuis, un nouvel élément change la lecture du dossier. Le Figaro rapporte que l’avocat de l’eurodéputée a annoncé le classement sans suite de l’enquête ouverte sur le prétendu stupéfiant retrouvé dans son sac. Dans le même temps, un contenu relayé le 9 avril indique qu’« à l’issue des investigations et des analyses, aucune infraction n’a été retenue », car le produit en cause présentait une teneur trop faible pour caractériser une infraction.
Cette évolution ne concerne toutefois que le volet stupéfiants. En parallèle, la procédure principale visant Rima Hassan pour « apologie du terrorisme » reste ouverte, et son renvoi devant le tribunal correctionnel a été annoncé pour le 7 juillet par le parquet de Paris.
Les analyses ont donc écarté l’accusation de détention de drogue, mais l’affaire judiciaire de fond se poursuit.
