La police judiciaire place Rima Hassan en garde à vue ce jeudi 2 avril 2026, parce que son post sur X du 26 mars suscite des soupçons d’apologie du terrorisme. Alors que l’eurodéputé franco-palestinienne se présente spontanément aux autorités parisiennes, le parquet agit sans lever son immunité parlementaire, puisque l’enquête relève du régime de flagrance.
Contexte des enquêtes antérieures
Les autorités françaises enquêtent sur Rima Hassan depuis fin 2023, lorsque ses déclarations publiques après l’attaque du 7 octobre du Hamas contre Israël provoquent des signalements pour excuses. Bien que Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, saisisse le parquet en février 2025 après qu’elle qualifie l’action du Hamas de légitime selon le droit international, aucune d’échéance de nationalité n’intervient, car le droit l’exclut dans ce cas précis. Par conséquent, plusieurs convocations judiciaires suivent, mais le tribunal relaxe l’élue lors d’une audience antérieure en mars 2026, avant cet épisode récent.
Faits précis de l’affaire actuelle
La justice reproche à Rima Hassan un message supprimé sur X, qui fait référence à Kozo Okamoto, survivant japonais de l’attentat du FPLP à l’aéroport de Lod-Tel Aviv en 1972 causant 26 morts. Lorsque les enquêteurs fouillent ses effets personnels pendant la garde à vue, ils découvrent du CBD et une petite quantité de 3MMC, drogue de synthèse, sans que cela n’entraîne de poursuites immédiates supplémentaires. Ainsi, le parquet lève la garde à vue en soirée et convoque l’eurodéputée devant le tribunal correctionnel de Paris le 7 juillet 2026, pour apologie de terrorisme en ligne punissable de sept ans de prison et 100 000 euros d’amende selon l’article 421-2-5 du code pénal.
Débats autour de l’infraction
L’apologie du terrorisme, infraction marginale mais appliquée ici dans un contexte politique tendu sur le Proche-Orient, divise les opinions, tandis que La France insoumise dénonce une instrumentalisation judiciaire visant à museler la liberté d’expression. Pendant que des sources proches du dossier confirment les faits techniques de l’enquête, Rima Hassan, juriste de 33 ans élue au Parlement européen, maintient sa ligne sans commenter publiquement les détails immédiats.
Rima Hassan comparaîtra le 7 juillet 2026 devant le tribunal correctionnel pour apologie du terrorisme lié à un post sur X, que dites-vous de cette affaire dans les commentaires ?
