Travailler à perte : le seuil critique des 90 km franchi ?

Le seuil a été atteint ce 31 mars 2026 : un salarié au SMIC a cessé de gagner de l’argent au-delà d’environ 90 kilomètres parcourus. Concrètement, le coût du trajet domicile-travail a dépassé le revenu généré sur la journée. Ainsi, chaque kilomètre supplémentaire a transformé l’activité en perte nette.

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Pourtant, cette dérive s’installait depuis plusieurs mois. Les prix des carburants augmentaient régulièrement, tandis que les salaires restaient stables. Dans le même temps, les frais annexes, comme l’entretien ou l’assurance, pesaient déjà sur les budgets. Dès lors, l’équilibre économique des trajets quotidiens devenait fragile.

Aujourd’hui, les calculs confirment ce basculement. Un véhicule essence coûte environ 0,22 euro par kilomètre. En diesel, le coût reste proche, autour de 0,21 euro. Par conséquent, le seuil de rentabilité se situe entre 87 et 93 kilomètres selon le moteur. Au-delà, le travail ne couvre plus les dépenses engagées.

Dans le Var, la situation inquiète. En effet, de nombreux salariés vivent loin des zones d’emploi. Or, les transports collectifs restent limités dans l’arrière-pays. Ainsi, les travailleurs dépendaient largement de leur véhicule personnel pour rejoindre le littoral.

Par conséquent, cette réalité interroge le modèle économique local. Car lorsque se rendre au travail coûte plus qu’il ne rapporte, l’équation devient intenable. Faut-il repenser les mobilités ou revaloriser les salaires ? Donnez votre avis en commentaire.

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