Un attentat‑suicide lors de la prière du vendredi a frappé une mosquée chiite du quartier de Tarlai, dans la capitale Islamabad, faisant plus de 30 morts et au moins 130 blessés selon une source policière pakistanaise citée par l’AFP.
L’explosion s’est produite alors que les lieux de culte du pays étaient très fréquentés, ce qui a accru la gravité du bilan, que les autorités jugent encore susceptible d’augmenter.
Des cibles et un contexte politico‑sécuritaire
La mosquée ciblée se trouve dans un secteur de l’ouest d’Islamabad, et les premiers éléments de la sécurité indiquent que l’assaillant, bloqué à l’entrée, a déclenché sa charge explosive avant de pouvoir pénétrer plus avant dans l’édifice.
Bien que le Pakistan soit majoritairement sunnite, la minorité chiite, estimée entre 10 et 15% de la population, a déjà été régulièrement visée par des groupes jihadistes ces dernières années, ce qui renforce la crainte d’une nouvelle flambée de violence sectaire.
Réactions et tensions régionales
Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a fermement condamné l’attaque et promis que les responsables seraient retrouvés et punis, tandis qu’aucun groupe n’a encore revendiqué l’attentat.
Cette attaque intervient au moment où les forces de sécurité pakistanaises font face à une intensification des insurrections dans les provinces du Baloutchistan et du nord, à la frontière afghane, tandis que les relations entre Islamabad et Kaboul se dégradent en raison d’accusations de bases arrière utilisées par des groupes armés.