Montée des eaux en Méditerranée : comment l’Antarctique fait planer la menace du grand changement

La mer Méditerranée monte plus vite que prévu, et les côtes du Var, de Toulon à La Seyne‑sur‑Mer, sont désormais au cœur d’un scénario climatique où la fonte de l’Antarctique joue un rôle central. Les modèles scientifiques convergent : si la calotte antarctique continue de fondre, le niveau de la mer pourrait s’élever de plusieurs dizaines de centimètres d’ici 2100, et bien davantage au-delà, ce qui transformerait durablement la configuration littorale de la région.

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L’Antarctique à l’origine d’une hausse inégale

Les glaces continentales de l’Antarctique, en particulier la partie occidentale, libèrent de plus en plus d’eau douce dans les océans, contribuant à l’élévation du niveau global. Les études récentes montrent qu’en cas d’émissions modérées, la fonte exclusive de l’Antarctique pourrait ajouter environ 10 cm au niveau de la mer d’ici 2100, soit une hausse qui s’ajoute à celle du Groenland et à la dilatation thermique des eaux. Dans des scénarios d’émissions élevées, cette contribution pourrait atteindre 30 cm ou plus, et jusqu’à près de 3 mètres au XXIIᵉ siècle, ce qui redistribuerait l’eau de façon inégale sur toutes les côtes.

Plus de montée à distance qu’au pôle

La fonte de l’Antarctique modifie la répartition gravitationnelle et la dynamique océanique, ce qui entraîne une hausse plus marquée des eaux dans certaines régions éloignées, comme la Méditerranée, tandis que d’autres zones proches du pôle peuvent au contraire connaître une baisse relative. Les simulations intègrent ces effets gravitationnels, ainsi que la dilatation des bassins et la modification des courants, pour estimer que la Méditerranée subirait une hausse supérieure à la moyenne mondiale sous l’effet combiné de la fonte antarctique et de la subsidence locale.

Le Var et la côte varoise en première ligne

Sur le littoral du Var, les projections montrent que plusieurs secteurs bas, comme la presqu’île de Giens, la zone portuaire de Toulon ou les quartiers littoraux de La Seyne‑sur‑Mer, pourraient être exposés à des submersions répétées si la montée du niveau de la mer atteint plusieurs dizaines de centimètres. Les outils interactifs du BRGM et les études récentes indiquent que le golfe de Hyères, la zone de Sanary‑sur‑Mer ou encore La Londe‑les‑Maures pourraient voir des plages, des zones d’habitat et des infrastructures routières et portuaires menacées dans les décennies à venir.

Une menace à long terme mais déjà visible

Les services de l’État dans le Var ont déjà intégré une hausse du niveau de la mer dans les cartes de submersion marine et les plans de prévention des risques, avec une surcote liée au changement climatique. Les communes comme La Seyne‑sur‑Mer ont mis en place des plans de sauvegarde et des dispositifs de veille, car la montée des eaux ne se traduit pas seulement par une submersion lente, mais aussi par un renforcement des inondations littorales lors des tempêtes. Source 1 Source 2 Source 3

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