Une enseignante poignardée au collège La Guicharde, son pronostic vital reste engagé

Ce mardi 3 février, à Sanary‑sur‑Mer, un collège devenu théâtre d’une agression rarement vue dans le Var, où une professeure d’arts plastiques a été poignardée par un élève en plein cours, alors que les 22 élèves présents dans la salle tentaient de comprendre ce qui se déroulait avant de se retrouver confinés puis évacués vers leurs parents.

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L’attaque s’est produite peu après 14 heures, lorsque l’adolescent, âgé de 14 ans et inscrit en classe de troisième, s’est levé de sa chaise et a porté trois à quatre coups de couteau de type Opinel à sa professeure, qui a été touchée au thorax à plusieurs reprises et a dû être immédiatement prise en charge par le Samu avant d’être transférée à l’hôpital des armées Sainte‑Anne, où son pronostic vital est toujours engagé. Après avoir commis les faits, l’élève a tenté de fuir la salle de classe, mais il a été rattrapé dans la cour par un membre du personnel, sans opposer de résistance aux forces de l’ordre, qui l’ont placé en garde à vue pour « tentative d’assassinat ».

Les autorités ont souligné que l’adolescent n’était pas connu du côté pénal, même s’il était identifié pour des problématiques familiales et déjà suivi par l’aide sociale à l’enfance, tandis que le procureur de Toulon, Raphaël Balland, a précisé que des tensions existaient avec la professeure, notamment parce qu’elle avait établi des rapports à son encontre. Aucune connotation religieuse ou politique n’a été évoquée, et l’enquête, confiée aux services de Toulon et Sanary‑sur‑Mer, vise à comprendre les raisons précises de cet accès de violence au sein d’un établissement jusqu’alors considéré comme « tranquille » par le préfet Simon Babre.

Plusieurs témoignages, dont celui d’une enseignante d’EPS habituée aux élèves de 14 ans, montrent une communauté éducative sous le choc, où personne n’aurait imaginé une telle violence malgré des signaux de comportements pénibles, comme ce jeune qui, après l’agression, aurait laissé tomber son couteau et, caché dans les toilettes, aurait reconnu qu’il avait « poignardé sa prof ». Les cours ont été suspendus jeudi 4 février, mais le collège reste ouvert avec une cellule psychologique pour soutenir les élèves et le personnel, tandis que les responsables nationaux et académiques s’interrogent sur les moyens de prévention et de signalement dans un contexte où un enseignant âgé de 60 ans se retrouve entre la vie et la mort au cœur même de sa salle de cours.

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