Les tenues extravagantes d’ABBA cachaient-elles un calcul fiscal ?

Les membres du groupe suédois ABBA arborent aujourd’hui encore leurs costumes pailletés iconiques, qui captivent le public lors de leurs performances virtuelles. Pourtant, alors que ces tenues ultra-flashy défilent sur scène, une révélation inattendue émerge de l’histoire du groupe, révélée par Björn Ulvaeus lui-même.

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Cette anecdote, que Björn Ulvaeus, guitariste et chanteur, confie dans le livre ABBA: The Official Photo Book publié en 2014 pour célébrer les 40 ans de leur victoire à l’Eurovision, plonge dans les rouages fiscaux suédois des années 1970. Parce que la législation suédoise autorisait alors les artistes à déduire les coûts de vêtements professionnels de leurs impôts, à condition que ces habits soient si extravagants qu’ils ne puissent s’adapter à un usage quotidien, ABBA opte délibérément pour des choix vestimentaires audacieux. Ainsi, combinaisons en latex, hotpants scintillants et plateformes imposantes deviennent non seulement des signatures scéniques, mais aussi des outils d’optimisation fiscale légale, puisque le fisc suédois (Skatteverket) exigeait explicitement que les tenues se distinguent des vêtements ordinaires par leur caractère fantaisiste ou leur logo professionnel.

Si cette stratégie, que Ulvaeus décrit avec humour en avouant que le groupe ressemblait à des « fous » sur scène, prospère dans les années fastes d’ABBA, elle affronte plus tard un contrôle fiscal en 2007, où les autorités réclament 85 millions de couronnes suédoises (environ 8,4 millions d’euros) à Ulvaeus pour la période 1999-2005. Néanmoins, parce que les tribunaux suédois valident finalement cette pratique en reconnaissant la spécificité des costumes, Ulvaeus gagne son appel et confirme la légitimité de ses décisions passées. Aujourd’hui, bien que les critères se soient durcis en Suède où les déductions vestimentaires restent possibles pour les artistes sous conditions strictes d’exclusivité professionnelle, cette histoire illustre comment la loi fiscale influence les apparences publiques.

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