Dans le panier de Bill – La Pause du Vieux Grincheux

Salut bande de nazes, aujourd’hui pas de découverte musicale, pas de pépite oubliée ni d’artiste
venu de Saturne (enfin… pas que je sache). Non, aujourd’hui on va faire une pause. Une vraie.
Parce que Bill est un peu fatigué et qu’il a envie de râler – mais toujours avec tendresse, hein.

Titan-informatique - Dépannage, réparation et assistance informatique pour vos ordinateurs et équipements numériques à Carqueiranne, Hyères, La Crau, La Garde, Le Pradet et Toulon.


Je sais pas si vous avez remarqué (enfin si, vous avez remarqué, mais vous vous planquez derrière
vos playlists), on n’écoute plus la musique correctement. Oui oui, je vous vois : un petit morceau
par-ci, un petit bout par-là, et hop, on zappe plus vite que ma femme quand je mets du Frank Zappa
au petit-déj. On ne finit même plus les morceaux ! Vous imaginez Beethoven à une soirée
d’aujourd’hui ? « Ode à la joie » qui se fait couper au bout de 45 secondes parce que Kevin veut
mettre Jul ?


Quand j’étais gamin (mode vieux con activé), on allait au magasin de disques. Tu claquais tes
quelques francs dans un album, tu rentrais à la maison, et là… cérémonial. Tu posais le vinyle sur la
platine, tu lisais la pochette religieusement, tu t’installais dans le fauteuil et tu écoutais tout. Mais
TOUT. Du premier morceau à la fin, même les titres un peu bizarres que tu comprenais pas. Et
souvent c’étaient ces morceaux-là qui, après plusieurs écoutes, devenaient tes préférés. Parce que
l’artiste, figurez-vous, avait réfléchi à l’ordre, à l’ambiance, à te surprendre, bref… il avait bossé.


Aujourd’hui ? C’est Spotify qui bosse pour toi : « Tiens, si t’as aimé ce morceau, voilà son cousin
germain, et son demi-frère aussi. » Et YouTube, parlons-en. Je vais être honnête, j’adore l’outil, mais
à force de clips, on finit par regarder plus que par écouter. Résultat : on connaît par cœur la coiffure
du batteur mais on n’a pas entendu le break de basse. Une hérésie, mes amis.


Alors oui, je fais mon vieux jeu. Oui, je passe pour le papy grincheux qui parle de sa chaîne Hi-Fi
« plus ou moins de bonne qualité ». Mais zut ! Je persiste : écouter un album en entier, c’est comme
un bon repas. Tu ne manges pas que l’entrée et le dessert, tu prends tout, même les épinards.


Bon, je m’emballe, mais vous l’aurez compris, aujourd’hui je fais ma petite déprime musicale (Noël
approche). Pas d’inquiétude : je prends mon Exomil (ça fait toujours rire mon pharmacien quand je
lui dis que c’est pour survivre à la modernité), et je reviens prochainement avec une patate d’enfer,
promis.


En attendant, essayez un truc : ce soir, posez un album, un vrai, du début à la fin. Pas de zapping,
pas de notif Instagram. Juste vous, la musique, et peut-être un verre de vin si vous voulez faire ça
classe. Vous verrez, ça change tout.


Allez, la bise bande de nazes, et n’oubliez pas : on écoute avec les oreilles, pas avec le pouce qui
zappe.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *