Un enlèvement massif a eu lieu vendredi matin dans une école catholique de l’État de Niger, au centre-nord du Nigeria : plus de 300 élèves et 12 enseignants ont été kidnappés par des hommes armés. L’attaque, survenue dans l’établissement St. Mary’s School, a eu lieu aux premières heures, alors que les victimes se trouvaient dans leurs dortoirs. Selon la Christian Association of Nigeria (CAN), nouveaux chiffres issus d’une vérification font état précisément de 303 élèves et 12 enseignants enlevés. Les forces de sécurité ont été déployées, accompagnées de chasseurs locaux, pour tenter de retrouver les otages.
Cette rafle s’inscrit dans une série d’enlèvements similaires et représente une nouvelle illustration de l’insécurité endémique au Nigeria, particulièrement dans les régions où les écoles fermées doivent faire face à des menaces répétées. Il est à noter que l’école avait rouvert récemment sans l’approbation officielle du gouvernement local, malgré des alertes sur les risques élevés dans la zone. Ces attaques impactent lourdement la scolarisation et suscitent une inquiétude grandissante pour la sécurité des enfants dans ces régions.
Le gouvernement nigérian a réagi en annulant la participation du président Bola Tinubu au sommet du G20 en Afrique du Sud pour se concentrer sur cette crise. Les responsables locaux condamnent fermement l’attaque, tandis que les rumeurs évoquent des demandes de rançon élevées de la part des ravisseurs. Cette situation dramatique rappelle d’autres enlèvements en série qui frappent le pays depuis plus d’une décennie, notamment celui des lycéennes de Chibok, illustrant la persistance d’une menace qui compromet sérieusement la sécurité et l’éducation au Nigeria. L’opinion publique nationale et internationale suit avec anxiété l’évolution de ces événements.
Les autorités maintiennent la pression pour une libération rapide des otages, mais la réalité sécuritaire complexe laisse craindre de longs négociations et des déplacements dangereux pour les élèves et enseignants captifs. Ce nouveau kidnapping ravive le débat sur la capacité de l’Etat à protéger ses citoyens face aux groupes armés. Source
