Guerre en Ukraine : la Russie revendique la conquête de trois villages dans l’Est
Lundi, la Russie a annoncé la prise de trois nouveaux villages dans l’est de l’Ukraine, en pleine zone de combats intenses entre forces russes et ukrainiennes. Ces conquêtes concernent les villages de Nove et Solodke dans l’oblast de Zaporijia, ainsi que Hnativka dans l’oblast de Donetsk, des zones stratégiques où s’affrontent les armées depuis plusieurs mois. Cette offensive s’inscrit dans une dynamique plus large puisque Moscou cherche à consolider ses positions dans l’est ukrainien, objectif affiché depuis le début du conflit.
Depuis plusieurs années, l’est de l’Ukraine connaît des affrontements récurrents, notamment dans les oblasts de Donetsk et Zaporijia, où la Russie a tenté à plusieurs reprises d’étendre sa zone de contrôle militaire. Ce regain de combats témoigne de la persistance d’une guerre qui reste malgré tout extrêmement localisée et cruciale pour la stratégie russe. Le ministère russe de la défense a officiellement confirmé ces avancées dans un communiqué, continuant à justifier ses offensives par la nécessité de viser des infrastructures militaires et énergétiques ukrainiennes.
Ces récents mouvements interviennent alors qu’une mission de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) s’est récemment rendue à la centrale nucléaire de Zaporijia, située non loin des zones des combats, suscitant des inquiétudes internationales quant aux risques nucléaires. Parallèlement, les forces ukrainiennes poursuivent leur résistance malgré les pertes, marquant un conflit toujours en évolution, sans signe de désescalade rapide.
Les civils en zone de conflit doivent encore affronter un hiver difficile, durement marqué par les coupures d’électricité et les frappes répétées. Le front reste tendu et volatile, avec des gains territoriaux limités mais réguliers pour les belligérants. Ces annonces de Moscou montrent la volonté de maintien et d’expansion de ses positions dans ce secteur crucial. Source
Gaza : 15 corps de prisonniers palestiniens restitués par Israël dans le cadre de la trêve
Lundi 10 novembre, le ministère de la Santé de Gaza, sous contrôle du Hamas, a annoncé avoir reçu les corps de 15 prisonniers palestiniens restitués par Israël. Cette remise s’inscrit dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu négocié par les États-Unis. Ces dépouilles ont été transmises par l’intermédiaire de la Croix-Rouge et portent à 315 le nombre total de corps restitués depuis le début des échanges.
Cette opération fait suite au rapatriement du corps de l’officier israélien Hadar Goldin, tué en 2014 à Gaza, rendu à Israël dimanche. Les échanges de corps font partie d’un échange global d’otages et de prisonniers convenu dans le cadre du fragile cessez-le-feu établi le 10 octobre 2025, après deux ans de conflit intense dans l’enclave palestinienne. Le ministère de la Santé de Gaza précise que les corps sont désormais pris en charge par des équipes médico-légales pour identification et remise aux familles.
Cet accord de trêve, négocié sous l’égide américaine, vise à désamorcer le conflit et à ouvrir la voie à des négociations plus larges. Il reflète une volonté ancienne de rétablir un minimum de confiance entre les parties, alors que les tensions perdurent depuis des années et que le retour des dépouilles est un sujet sensible pour les familles et la communauté internationale. Source
Yémen : les Houthis menacent de reprendre leurs attaques contre Israël si la trêve à Gaza échoue
Le groupe armé houthi a récemment averti qu’il relancerait ses attaques de missiles et de drones contre Israël si la trêve actuellement en vigueur à Gaza venait à s’effondrer. Cette menace, diffusée par la chaîne al-Masirah, reflète une pression grandissante dans une région déjà marquée par des tensions accrues, notamment entre l’Iran et les États-Unis autour des pourparlers nucléaires.
Depuis le déclenchement du conflit à Gaza en octobre 2023, les Houthis ont mené plusieurs centaines d’attaques contre Israël, ciblant aussi bien le territoire israélien que les navires israéliens en mer Rouge. Ces attaques avaient cessé avec la mise en place d’un cessez-le-feu le 10 octobre 2025. Le nouveau chef d’état-major houthi, Youssef al-Madani, nommé en octobre après la mort de son prédécesseur lors de frappes israéliennes à Sanaa, a réaffirmé leur engagement à soutenir le Hamas, malgré les sacrifices.
L’enjeu de cette menace concerne la stabilité fragile de la trêve à Gaza, négociée par les États-Unis, dont l’échec pourrait relancer un conflit régional plus large. Les Houthis agissent en solidarité avec les Palestiniens, ce qui ancre leur position depuis plusieurs années et montre que ce bras de fer entre Israël et les groupes armés dans la région ne se limite plus à Gaza, mais s’étend aux conflits liés au Yémen et au golfe d’Aden. Source
RDC : l’armée lance une campagne pour inciter les FDLR à déposer les armes
Cette semaine, l’armée congolaise a entamé une campagne de sensibilisation sur le terrain à Walikale, dans le Nord-Kivu. Cette opération vise à inciter les rebelles hutus rwandais des FDLR à déposer les armes et à se rendre aux autorités congolaises ou à la Monusco. L’initiative fait suite à un communiqué publié le 10 octobre appelant les FDLR à cesser leur combattre.
Depuis longtemps, la présence des FDLR dans l’est de la RDC déstabilise la région. Ce groupe armé, né des suites du génocide rwandais, est accusé de plusieurs exactions notamment dans les territoires de Pinga et Masisi. L’effort actuel de sensibilisation repose notamment sur des spots radio, des messages dans les lieux de culte ainsi que des tracts largués depuis les airs. Toutefois, aucune reddition n’a encore été signalée.
Cette campagne s’inscrit dans le prolongement de l’accord de paix signé le 27 juin dernier à Washington entre la RDC et le Rwanda. Elle marque une tentative renouvelée des autorités congolaises pour régler durablement ce dossier sécuritaire critique. Source
150.000 morts, 12 millions de déplacés… Pourquoi parle-t-on si peu du conflit au Soudan ?
Un accès brutal à El-Fasher par les Forces de soutien rapide (FSR) fin octobre 2025 a fait ressurgir la gravité extrême du conflit soudanais. Des milliers de civils ont été tués dans cette offensive, et la guerre au Soudan a déjà provoqué la mort de 150.000 personnes et le déplacement de 12 millions d’autres, selon l’ONU. Pourtant, ce conflit reste largement absent des débats médiatiques internationaux.
La racine de cet oubli remonte à avril 2023, avec l’éclatement d’une guerre civile entre l’armée régulière et les paramilitaires des FSR, qui exacerbent une situation déjà fragile due à des décennies d’autoritarisme militaire et des tensions ethniques. La complexité du conflit, mêlant affrontements armés, enjeux géopolitiques et crises humanitaires, semble dépasser la capacité ou la volonté des médias à assurer une couverture continue et approfondie.
Le silence médiatique s’explique aussi par le manque d’intérêt direct pour la communauté internationale, confrontée à d’autres crises plus visibles, et par la difficulté d’accès aux zones de conflit. Par ailleurs, les journalistes sont souvent menacés, tués ou contraints à l’exil, ce qui limite les reportages sur place. Ce conflit oublié trouve pourtant ses racines dans un contexte historique mûr de luttes de pouvoir et de contrôle des ressources, accentuant l’urgence humanitaire.
Ce désintérêt des médias fragilise la pression sur les acteurs internationaux pour qu’ils interviennent efficacement, aggravant une crise humanitaire de plus en plus dramatique. La situation au Soudan illustre ainsi comment un conflit majeur peut tomber dans l’oubli collectif malgré des conséquences humaines dévastatrices. Source
Éthiopie accuse l’Érythrée de se préparer à une guerre imminente
En octobre, Addis-Abeba a formellement accusé Asmara de « se préparer activement à une guerre » contre elle, dans une lettre adressée au secrétaire général de l’ONU. Cette accusation vise notamment une collaboration supposée entre le régime érythréen et le Front de libération du Peuple du Tigré (TPLF), parti ayant dominé la politique éthiopienne. Selon le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Gedion Timothewos, Asmara soutient des milices – y compris la milice régionale Amhara, les Fano – dans leur offensive contre des villes du nord de l’Éthiopie comme Weldiya. Cette stratégie viserait à déstabiliser et fragmenter l’Éthiopie par la violence.
Ces tensions ne sont pas nouvelles. Depuis la fin du conflit du Tigré (2020-2022), la région reste instable. L’Érythrée, alliée à Addis-Abeba lors de cette guerre, est désormais accusée d’ingérence et d’ingérence, ce qu’Asmara réfute vivement. De son côté, l’Érythrée qualifie ces accusations de « mascarade mensongère » et dénonce l’usage de joutes verbales qui « pourraient attiser des conflits dangereux » dans une région déjà fragile. Cette escalade verbale traduit une détérioration profonde des relations et ravive la crainte d’un nouveau conflit armé. Source
