Tragédie à Saint-Mandrier: Un homme de 66 ans tue son ex-compagne avant de se suicider, malgré une interdiction de contact

Une tragédie a frappé la paisible presqu’île de Saint-Mandrier, dans le Var, alors qu’un homme de 66 ans a pénétré dans l’appartement de son ex-compagne, âgée de 56 ans, à l’aide d’une échelle. L’agresseur a utilisé un fusil pour prendre la vie de la femme avant de retourner l’arme contre lui, vendredi 12 janvier, dans la résidence Le Grand Large.

Des années de séparation

Selon le procureur de la République, le couple était divorcé et séparé depuis plusieurs années. Des antécédents de harcèlement par l’ex-conjoint avaient conduit à la comparution du meurtrier devant le parquet de Toulon le 4 janvier dernier. Il avait alors été condamné à quatre mois d’emprisonnement avec sursis et à deux ans d’interdiction de contact avec la victime. Une interdiction qui s’est avérée tragiquement inefficace.

Violations des interdictions

Malgré l’interdiction formelle de paraître au domicile de son ex-femme, l’agresseur a réussi à entrer dans l’appartement au moyen d’une échelle, laissant la communauté choquée et les autorités perplexes quant à la protection des victimes de violence conjugale.

Antécédents judiciaires

Le casier judiciaire de l’agresseur révèle deux condamnations antérieures, l’une pour escroquerie et l’autre, datant du 30 mai 2023, pour conduite malgré l’invalidation de son permis de conduire. Ces éléments soulèvent des questions sur l’efficacité du système judiciaire dans la gestion des individus présentant un comportement violent.

Appels au secours ignorés

La victime, consciente du danger, avait bénéficié d’un téléphone « grave danger » entre janvier et juin 2023. Elle avait signalé avoir croisé son ex-époux en juillet de la même année, mais l’enquête n’a pas déterminé s’il s’agissait d’une rencontre fortuite ou d’une violation de l’interdiction de contact.

Enquête en cours

L’enquête sur cet assassinat a été confiée au service local de police judiciaire de la circonscription de La Seyne. Les autorités cherchent à comprendre les circonstances de cette tragédie et à établir d’éventuelles défaillances dans le système de protection des victimes de violences conjugales.

Le silence des voisins

Malgré le caractère calme de la résidence Le Grand Large, les voisins de la victime semblent n’avoir rien vu ni entendu. Le maire de Saint-Mandrier, Gilles Vincent, exprime sa surprise et souligne l’illusion de sécurité qui peut régner dans une communauté réputée pour sa tranquillité.

Cette tragédie met en lumière les lacunes dans la protection des victimes de violences conjugales malgré les mesures judiciaires en place. Elle appelle à une réflexion approfondie sur l’efficacité des ordonnances d’interdiction de contact et des dispositifs de sécurité, soulignant l’urgence d’améliorer la prévention et la réponse face à de telles situations.

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