Les sapeurs-pompiers ont déposé un préavis de grève du 8 septembre au 20 octobre 2026. Dans le Var, cet été de mégafeux a visiblement pesé dans la décision.
Un mouvement national, des réalités locales
Côté intersyndicale, le ton est clair. Xavier Boy, porte-parole, l’a dit à l’AFP : « Nous allons déposer un préavis de grève à compter du 8 septembre jusqu’au 20 octobre ». Les dates ne sont pas anodines. Le 8 septembre, le gouvernement doit remettre le projet de loi de modernisation de la Sécurité civile. Le 20 octobre, c’est le vote de la première partie du projet de loi de finances.
Dans le Var, les casernes ont été sur la brèche. Feux de forêt, interventions multiples, effectifs tendus. Sur le terrain, les professionnels parlent de « manque criant de moyens » et de recrutements qui ne suivent pas. Au niveau national, les syndicats réclament au moins 20 000 sapeurs-pompiers professionnels supplémentaires, face à des interventions qui explosent.
Ce que réclament les pompiers
Trois lignes rouges, martelées par les syndicats. Plus de moyens pour les SDIS, un plan de recrutement massif de professionnels, et l’adoption rapide de la loi de modernisation de la Sécurité civile. Côté santé au travail, les demandes montent aussi : meilleure protection contre les fumées, reconnaissance de l’usure physique et psychique, aménagement des fins de carrière.
Dans le département, les personnels administratifs, techniques et spécialisés (PATS) sont également concernés. Le SPASDIS-CFTC, présent localement, a confirmé le préavis national et détaillé les temps forts : lancement le 8 septembre, rassemblement à Paris les 27 et 28 septembre, convergence avec la fonction publique le 29, et échéance budgétaire le 20 octobre.
Un été sous tension
L’été 2026 restera marqué par les mégafeux. En France, au moins 120 000 hectares ont brûlé, avec des épisodes lourds en Gironde, dans les Landes… et dans le Var. Les dégâts s’élèvent à près de 500 millions d’euros et plus de 25 000 sinistres. Après une rencontre jugée décevante mi-août avec le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, l’intersyndicale a choisi la pression sociale pour faire inscrire les moyens dans le budget 2027.
Dans les casernes varoises, on temporise. Personne ne veut laisser le territoire sans protection. Mais du côté des syndicats, le message est simple : sans engagements concrets, la mobilisation montera en intensité à la rentrée.
