Insolite en Corée du Sud : le « poisson-pénis » au goût d’andouillette fait jaser

L’Urechis unicinctus, surnommé gaebul en Asie, interpelle avec son anatomie pour le moins singulière. Ce gros ver marin, consommé cru ou en ravioles, surprend par sa curieuse ressemblance gustative avec nos charcuteries.

Une drôle de bête. Vraiment. Sur les étals des marchés sud-coréens, cet animal gris-rosé attire inévitablement les regards des passants.

En Corée du Sud, les locaux l’appellent familièrement le gaebul. Un terme qui désigne – de façon très littérale – les attributs intimes du chien. Bref. Un surnom taillé sur mesure pour l’allure de la bestiole.

L’animal finit pourtant souvent au menu. Pêché dans le golfe de Bohai ou près des côtes d’Hokkaido, il termine sa course dans l’assiette des amateurs de fruits de mer.

Côté cuisine, on fait dans l’efficace. Les cuisiniers le servent généralement cru, simplement taillé en morceaux, avec une pointe de sel et d’huile de sésame pour relever les saveurs. Détail qui compte : les tronçons continuent parfois de se tortiller dans le plat.

Le goût, justement. Inattendu. Dans la région chinoise du Shandong, on prépare la bête sous forme de raviolis. En fin de bouche, les testeurs y trouvent une saveur qui rappelle franchement la véritable andouillette.

Texture caoutchouteuse, note légèrement sucrée, réputation de stimulant. Le gaebul bouscule les repères culinaires.

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