Antoni Lallican, photojournaliste français, a trouvé la mort vendredi matin dans le Donbass, abattu lors d’une attaque de drone alors qu’il circulait à proximité du front avec d’autres journalistes et une brigade blindée ukrainienne. L’incident s’est produit près de Droujkivka, dans la région de Donetsk, zone particulièrement exposée depuis le début du conflit russo-ukrainien. Équipés d’un gilet marqué « Presse », Antoni Lallican et son collègue ukrainien gravement blessé, circulaient à bord d’un véhicule clairement identifié. Les premières réactions n’ont pas tardé : Emmanuel Macron et de grandes fédérations de journalistes ont dénoncé ce qu’ils qualifient de crime de guerre, réclamant l’ouverture rapide d’une enquête et l’identification des responsables.
Ce décès tragique survient alors que, depuis 2022, Antoni Lallican s’était engagé en Ukraine pour documenter la guerre, tout en ayant remporté le prix Victor Hugo de la photographie engagée en 2024. Les autorités et ONG rappellent que la menace pesant sur les journalistes dans la zone, notamment celle des drones, ne cesse de croître. Depuis le début du conflit, Lallican avait choisi, à ses risques et périls, de témoigner sur les réalités du terrain et de tisser un lien visuel entre l’actualité et le public français. Les syndicats de journalistes rappellent l’importance d’une justice rapide et appellent à ne pas oublier le courage des reporters tués en Ukraine, où on recense désormais 17 journalistes victimes dans l’exercice de leur fonction.
