C’est la saison. Cèpes, girolles, bolets , tous sortent après la pluie , on se dépêche d’ aller en forêt, panier à la main. Mais il faut prévoir quelques règles de sécurité. Sinon, la sortie risque de mal tourner .
Apparemment, chaque automne, les services de secours sont appelés pour les mêmes raisons : personnes perdues, déshydratation , rencontres avec des chasseurs, empoisonnements … et…
Attention aux chasseurs et à ne pas vous perdre
Premier réflexe : se faire remarquer. La saison de la chasse a rouvert . Les chasseurs sont dans les bois tôt le matin. Le cueilleur scrute attentivement le dessous des fougères.
D’après nos informations, il est nécessaire de porter un gilet haute visibilité ou au moins un couvre-chef léger . Signalez votre présence . Évitez les zones balisées des battues . Soyez attentif : au moindre aboiement , au moindre coup de feu , éloignez-vous.
Deuxième risque : se perdre. En forêt, il est facile de se désorienter . En suivant un cèpe, puis un autre, on s’enfonce toujours plus profondément dans les bois . Sans repères, on finit par faire demi-tour .
Du côté des pompiers, on rappelle les consignes de sécurité essentielles : téléphone chargé, boussole ou application hors ligne , signaler son passage , et bien sûr, boucler le périmètre de sécurité. Si possible, ne partez pas seul. Et surtout , la nuit tombe vite en octobre.
Bouteille d’eau et panier, pas de sac en plastique
Troisième point, la déshydratation. Ça vous paraît cool , mais non …
Vous marchez, vous portez , vous transpirez. Prévoyez une bouteille ( 50 cl minimum ) et une petite collation. Pour éviter les mauvaises surprises, quittez les lieux aux heures les plus chaudes et faites des pauses.
Les autorités se réunissent , les services s’organisent , les habitants attendent . Seul dans les bois , tu portes ta peau .
Ne vous empoisonnez pas, la règle d’or
Dernier point, évidemment, pour éviter tout empoisonnement. Le plus grave.
Ne ramassez que ce que vous connaissez. En cas de doute, abstenez-vous. Les amanites tue-mouches rouges tachetées de blanc sont belles , mais toxiques . Les amanites phalloïdes vertes ressemblent aux champignons des prés , elles sont mortelles .
À la pharmacie, on recommande le panier en osier, pas le sac en plastique. Les champignons respirent. Ils sont moins écrasés, donc la conservation est meilleure. Séparez les espèces. Coupez le pied, ne tirez jamais dessus pour voir la volve.
En cas de doute, montrez vos trouvailles à un pharmacien. C’est gratuit et rapide . En cas de vomissements , de nausées ou de sueurs après un repas, appelez le 15. Conservez les restes pour analyse. Surtout, ne vous faites pas vomir.
Le but est simple. Se dépêcher de trouver des champignons, oui. Mais avec un gilet, une bouteille, une boussole et un œil exercé .
