Dr Eric Farfour (Clin92.com, Hôpital Foch)
Depuis le début de la surveillance renforcée des arboviroses le 1er mai, 43 cas importés d’arboviroses (29 cas de dengue et 14 cas de chikungunya) ont été signalés dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, dont 9 dans le Var (7 cas de dengue et 2 cas de chikungunya). Aucun cas de Zika n’a été identifié dans la région.

Au niveau national, 261 cas de dengue, 87 cas de chikungunya et 9 cas de zika importés ont été signalés. Ces cas importés concernaient des voyageurs au retour d’Amérique latine (Martinique et Guyane), de l’Océan Indien (Île Maurice, Comores, Madagascar) et de l’océan Pacifique (Polynésie française et Nouvelle-Calédonie). Par ailleurs, les 2 premiers cas autochtones de dengue et le premier cas de chikungunya autochtone ont été confirmés en Occitanie, dans l’Hérault et le Tarn, ce qui confirme une transmission locale dans la région.
Pour aller plus loin.
La dengue, le chikungunya et le zika sont des arboviroses, des infections virales transmises par la piqûre du moustique Aedes albopictus (moustique tigre). Ce moustique, originaire d’Asie du Sud-Est, s’est propagé dans les zones intertropicales et s’étend vers les régions tempérées. Il est implanté en métropole depuis 2004 et il est désormais présent dans plus de 83 départements métropolitains.
On distingue les cas « importés », contractés par des voyageurs lors de leur séjour dans une région où le virus est présent, des cas « autochtones », qui font suite à une contamination locale chez des personnes n’ayant pas voyagé.
Les arboviroses font l’objet d’une surveillance renforcée. Chaque année, entre le 1er mai et le 30 octobre, tous les cas sont déclarés aux autorités sanitaires par les laboratoires d’analyse médicale ou par le médecin prenant en charge le malade. Une enquête est menée afin de déterminer si les cas sont importés ou autochtones. En effet, la présence simultanée de cas importés et du moustique tigre fait craindre une implantation durable de ces virus en métropole. Quelques cas autochtones de dengue et de chikungunya sont désormais identifiés chaque année en métropole.
Un premier cas d’infection au virus West-Nile a été identifié dans les Bouches-du-Rhône. Il s’agit du second cas d’infection à ce virus chez l’être humain en France cette année. Le premier cas a été identifié dans les Pyrénées-Orientales le 30 juin. Par ailleurs, un cheval a également été testé positif au virus West Nile dans les Bouches-du-Rhône.
Pour aller plus loin.
L’infection au virus West-Nile est une infection virale provoquée par le virus du même nom. Il s’agit d’une arbovirose qui est transmise par un moustique du genre Culex, le moustique commun en Europe. Pour mémoire, la dengue, le chikungunya et le zika sont transmis par le moustique tigre dont le nom scientifique est Aedes albopictus.
Ce virus infecte principalement les oiseaux, l’être humain et d’autres mammifères comme les chevaux sont des hôtes accidentels.
Pour en savoir plus, l’infographie.

