Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, a récemment tiré la sonnette d’alarme face aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui menacent l’approvisionnement en carburants en France. Dans un contexte de blocage du détroit d’Ormuz et de guerre régionale, il défend le rôle essentiel de son groupe pour éviter des ruptures imminentes d’essence, diesel et kérosène. Cette déclaration, faite lors d’interventions publiques fin avril 2026, souligne que c’est précisément son travail de sécuriser ces approvisionnements vitaux.
Contexte des tensions au Moyen-Orient
Le conflit au Moyen-Orient, qui dure depuis plusieurs mois, bloque 10 millions de barils de pétrole par jour via le détroit d’Ormuz, corridor clé pour 20% des flux mondiaux. TotalEnergies a déjà suspendu 15% de sa production mondiale, impactant directement l’Europe dépendante de ces importations. Pouyanné prévient que si la situation persiste au-delà de trois à six mois, les stocks s’épuiseront, entraînant des pénuries généralisées.
Réactions en France et impacts locaux
En France, des centaines de stations-service sont déjà en rupture, avec jusqu’à 70% sans SP95 début avril, exacerbé par des ruées sur les prix plafonnés chez TotalEnergies. Le gouvernement minimise les risques grâce à 90 jours de stocks stratégiques, mais autorise des mesures exceptionnelles comme la circulation des camions-citernes les week-ends. Dans le Var, les automobilistes subissent des hausses de prix records (gazole à 2,25 €/L) et des files d’attente, affectant transports et économie locale.
Le rôle de TotalEnergies
Pouyanné rappelle que le fossile représente 80% du mix énergétique mondial et que son groupe fournit essence et kérosène essentiels, y compris pour l’aviation menacée de pénurie. Face aux critiques climatiques, il plaide pour un équilibre avec la transition vers l’électrique, où TotalEnergies investit déjà 10% de sa production. Cette alerte s’inscrit dans sa mission de sécurité énergétique, loin des accusations de profiteur de crise.
