Les journalistes assistent, médusés, à un geste inattendu de Salvador Dalí qui, bien qu’invité à créer une œuvre pour une vitrine new-yorkaise, lance une pierre et brise le verre devant eux, alors que le lancement du parfum « Fracas » approche.
Dalí, figure surréaliste active depuis les années 1920, cultive depuis longtemps une image provocatrice, comme lorsque, dans les années 1930, il expose des installations choquantes à New York, ce qui prépare le terrain à ce coup d’éclat public. Ainsi, parce que le parfum porte le nom « Fracas » – qui signifie rupture violente –, l’artiste choisit de matérialiser littéralement ce concept en détruisant la vitrine intacte, devant la presse rassemblée pour l’événement. En outre, cet acte, survenu dans les années 1970 selon plusieurs sources, transforme un simple lancement commercial en performance artistique fulgurante, puisque la vitre brisée devient, à cet instant précis où les éclats volent, l’œuvre la plus rapide de l’histoire de l’art.
Par conséquent, si Dalí respecte la commande initiale d’un grand magasin de la Cinquième Avenue, il subvertit les attentes conventionnelles, car une création traditionnelle n’aurait pas généré un tel buzz médiatique. De plus, alors que les organisateurs espéraient une décoration sophistiquée, l’artiste opte pour la destruction immédiate, ce qui illustre parfaitement son surréalisme où l’inconscient et le scandale priment. Enfin, cet épisode, relayé dans des anecdotes persistantes, souligne comment Dalí, qui collabore souvent avec la mode et le commerce, fusionne art et publicité de manière disruptive.
