Un infirmier français sur trois veut poser sa blouse ?

Un tiers des infirmiers songe à quitter la profession

Selon un baromètre réalisé par Albus et OpinionWay sur le bien-être des infirmiers en 2026, 36% des infirmiers se disent prêts à quitter leur poste, soit environ un praticien sur trois, en secteur hospitalier comme en exercice libéral. Ce chiffre reflète un malaise de fond dans la profession, qui traverse à la fois les infirmiers de l’hôpital et les infirmières libérales, malgré des trajectoires professionnelles et des cadres de travail différents.

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Des conditions de travail qui se dégradent

Les infirmiers interrogés pointent la dégradation de leurs conditions d’exercice au cours des dernières années, avec des plannings surchargés, des listes de patients contraints et une pression temporelle croissante. Beaucoup décrivent un travail qui s’impose sans répit, où les tâches administratives s’ajoutent aux soins, ce qui fragilise à la fois leur santé physique et leur équilibre personnel.

Reconnaissance et santé mentale au cœur du malaise

Le baromètre met également en lumière un sentiment de manque de reconnaissance, autant de la part des institutions que des hiérarchies, même si les infirmiers restent attachés à leurs patients et à l’acte de soin. Par ailleurs, plusieurs indicateurs de santé mentale se dégradent : niveau de stress élevé, troubles du sommeil et risques de burn‑out apparaissent fréquents, ce qui renforce l’idée que ce sont les conditions de travail et non pas la vocation qui poussent certains à envisager un départ.

Une alerte pour le système de santé

Quand un infirmier sur trois envisage de quitter son poste, la conséquence se lit en creux dans l’avenir de l’hôpital comme de la ville : pénurie de postes pourvus, allongement des délais de soins et pression accrue sur les collègues restants. Cette situation invite à questionner les politiques d’attractivité des métiers infirmiers, les dispositifs de soutien psychologique et les choix budgétaires qui structurent le quotidien des soignants dans les établissements et au domicile.

Les données du baromètre Albus‑OpinionWay montrent qu’un infirmier sur trois envisage de quitter son poste en France, et elles appellent à une réorientation des conditions de travail ainsi qu’à une reconnaissance plus forte de la profession.


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