Un homme armé d’un couteau a surpris vendredi 13 février un gendarme à la sortie de la flamme sous l’Arc de Triomphe, à Paris, avant d’être neutralisé par les forces de l’ordre. L’assaillant, identifié comme Brahim B., 47 ans, est décédé de ses blessures à l’hôpital malgré une intervention rapide.
Un parcours marqué par la condamnation pour terrorisme
Brahim B., Français né en 1978, avait été condamné à 17 ans de réclusion criminelle par le tribunal de Bruxelles en 2013 pour tentative d’assassinats en lien avec une entreprise terroriste contre trois policiers belges. Après une longue incarcération, il a purgé dix ans de prison en France, avant d’être libéré le 24 décembre 2025 sous surveillance judiciaire et mesure de sûreté. Les services de renseignement le considéraient comme un individu radicalisé, déjà fiché S et signalé comme exposé à un risque de passage à l’acte.
Un passage à l’acte préparé et téléphoniquement annoncé
Quelques heures avant son attaque, l’homme a téléphoné au commissariat d’Aulnay‑sous‑Bois, en Seine‑Saint‑Denis, pour annoncer son intention de « commettre un attentat sur Paris en tuant des militaires ». Vers 18 heures, il se présente sous l’Arc de Triomphe, équipé d’un couteau et d’une paire de ciseaux, et s’en prend à un gendarme de la musique de la gendarmerie mobile en service d’honneur. Le col de la gabardine du militaire ayant arrêté le coup, le gendarme n’a subi qu’une légère blessure, tandis que plusieurs collègues ripostent par balles pour le neutraliser.
Une enquête antiterroriste ouverte
Le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête de flagrance pour tentative d’assassinat sur la personne de militaires, le dossier étant classé au titre des faits terroristes. Le ministre de l’Intérieur souligne que le mobile reste à préciser, bien que le profil de l’assaillant renvoie à un parcours de radicalisation et de suivi antiterroriste. L’affaire met en lumière la porosité des dispositifs de suivi des individus sortis de détention, tout en rappelant la tension sécuritaire qui persiste dans les lieux symboliques parisiens.