Alors là les enfants, je vais vous faire découvrir une artiste venant d’Argentine, une artiste
extraordinaire. Une découverte 2026, que dis-je, LA découverte 2026 avec un grand D. Il est très
rare que je m’extasie en écoutant de la musique (oui bon, j’exagère un peu… mais pas tant que ça),
et pourtant avec cette artiste je suis… comment dire… le cul par terre. J’aime pas trop cette
expression, mais là franchement je n’en trouve pas d’autre.
Dans la vie, il y a des rencontres qu’on ne s’explique pas. Quand je parle de rencontre, c’est bien
sûr musicale : Lou Reed, Zappa, Brian Eno, Radiohead, Jimi Hendrix, Rory Gallagher… et j’en
passe. Et plus moderne ? Vous avez la plupart de mes chroniques (faut suivre un peu quand même
hein !).
Et voilà que débarque Juana Molina. Je pense que je ne vais pas la lâcher de toute l’année (ça
tombe bien, on est seulement en février).
Petit historique de cette magnifique personne
Juana Molina, ce n’est pas juste une chanteuse argentine, c’est une histoire entière. Fille d’un
chanteur de tango (Horacio Molina) et d’une actrice et mannequin (Chunchuna Villafañe), elle
grandit avec l’art partout autour d’elle. Enfant, elle doit quitter l’Argentine avec sa famille pendant
la dictature pour vivre en exil, notamment à Paris : c’est là qu’elle développe son amour des sons,
des guitares, des atmosphères.
De retour à Buenos Aires, elle devient… star de télé ! Et pas qu’un peu : une humoriste ultra connue
dans tout le pays. Sauf qu’un jour, elle fait ce que peu de gens osent faire dans une vie : elle laisse
tomber le succès facile pour suivre ce qui la brûlait vraiment — la musique. Au début, tout le
monde se moque un peu d’elle en Argentine : “Oh la comique qui veut faire de la musique…”.
Alors elle part, continue, persiste… et finit par être reconnue internationalement.
Musicalement, c’est un monde en soi : des boucles hypnotiques, de la guitare qui flotte, une voix
quasi chamanique, des rythmes étranges mais irrésistibles. C’est intime et cosmique en même
temps, doux et complètement déroutant. En concert, elle construit tout en direct, couche après
couche, jusqu’à te mettre dans une sorte de rêve éveillé. Bref : c’est unique, intelligent, sensible et
totalement envoûtant.
Voilà les amis, je suis encore rempli d’émotion après l’écoute de son dernier album et je vais tous
me les manger (ses albums) avec délectation. Pour cette chronique, je dis : vive la musique, et
surtout vive les artistes comme Juana Molina.
Je vous embrasse sur le front et, pour une fois, je ne dirai pas “bande de nazes”, mais mes amours
de lecteurs. (C’est l’effet Juana Molina.)
