Stretchflation : comment les « formats plus généreux » font flamber la note ?

Dans les rayons des supermarchés, les paquets affichent « nouveau format » ou « plus généreux » tandis que le budget des ménages du Var reste sous pression. Derrière ces mentions attractives, une nouvelle stratégie tarifaire s’impose progressivement : la stretchflation, déjà dénoncée par plusieurs associations de défense des consommateurs.

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Née dans le sillage de la shrinkflation, qui réduit la quantité sans toucher au prix, et de la cheapflation, qui modifie la recette pour baisser les coûts, la stretchflation combine inflation et illusion d’optique commerciale. Le terme associe le verbe anglais « stretch », étirer, au mot « inflation », afin de décrire cette pratique qui repose sur l’allongement apparent du format pour justifier un renchérissement marqué du prix au kilo. Les industriels expliquent souvent cette stratégie par la hausse durable du coût des matières premières, de l’énergie ou des salaires, tout en cherchant à préserver leurs marges et leurs parts de marché dans un contexte concurrentiel tendu.

Concrètement, la stretchflation consiste à augmenter légèrement le poids d’un produit tout en appliquant une hausse de prix disproportionnée par rapport aux quelques grammes ajoutés. Des enquêtes relayées par l’ONG Foodwatch montrent ainsi des cas où la quantité progresse d’environ 2,7 à 15%, tandis que le prix au kilo s’envole de 17 à 27%, ce qui renchérit fortement chaque portion pour le consommateur. Cette technique reste légale, puisque le poids et le prix sont indiqués, mais elle est jugée trompeuse dans la mesure où elle s’appuie sur des mentions marketing mises en avant et relègue le prix au kilo au second plan sur l’étiquette.

Pour ne pas tomber dans ce piège, les associations recommandent de vérifier systématiquement le prix au kilo dès qu’un emballage affiche un « nouveau format » ou un « format plus généreux », notamment sur des produits du quotidien comme les biscuits, céréales, snacks ou préparations sucrées. Un consommateur vigilant compare le prix au kilo ou au litre entre l’ancien et le nouveau format, surveille les mentions de type « + de produit » et évite de se fier uniquement à la taille du paquet ou à la couleur du bandeau promotionnel. La stretchflation illustre ainsi une tension croissante entre stratégies commerciales et pouvoir d’achat, que chaque client peut limiter en renforçant ses réflexes de lecture des étiquettes en supermarché, y compris dans les grandes surfaces varoises fréquentées au quotidien.

Pour conclure, la stretchflation augmente le prix au kilo des produits du quotidien dans les supermarchés.

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