Ce jeudi 22 janvier 2026, une mobilisation exceptionnelle touche le Crédit Agricole, avec près de 78 000 salariés appelés à la grève par plusieurs syndicats, notamment la CFDT, Sud-Cam et la CGT. Cette action, qualifiée de « grande première » dans le secteur bancaire mutualiste, s’inscrit dans un contexte de mécontentement croissant autour des conditions de travail et de la politique salariale.
Les racines du mécontentement
Depuis plusieurs mois, les syndicats dénoncent une négociation salariale avortée, qui s’est soldée par une hausse moyenne de 0,5% à peine, alors que l’inflation dépasse 1%. Cette insuffisance a ravivé les tensions, d’autant que la direction a annoncé un plan de transformation baptisé « Efficacité », dont les contours inquiètent les salariés. Ce plan vise à mutualiser certaines fonctions et à réduire la masse salariale, ce qui suscite des craintes pour l’emploi et la pérennité des agences.
Explication du mouvement
La grève intervient donc dans un climat morose, où les syndicats réclament la réouverture des négociations et une prime exceptionnelle de 750 euros afin de préserver le pouvoir d’achat. Par ailleurs, ils exigent une implication plus forte dans les décisions relatives à la transformation de l’entreprise et demandent des mesures d’accompagnement pour les salariés concernés par les restructurations. Les débrayages ont lieu dans plusieurs régions, avec des rassemblements prévus sur des sites stratégiques comme Metz, Laxou ou Bar-le-Duc.
Cette mobilisation, inédite dans le secteur bancaire, illustre le malaise social qui gagne les salariés du Crédit Agricole face à la politique salariale et à la transformation du groupe. Quelles sont vos réactions à ce mouvement ? Partagez vos commentaires sur notre plateforme.
