Un drame ferroviaire secoue l’Andalousie puisque deux trains à grande vitesse entrent en collision près d’Adamuz, dans la province de Cordoue, le dimanche 18 janvier 2026 vers 19h45, alors que le bilan s’alourdit à au moins 40 morts. Les derniers wagons d’un convoi Iryo, parti de Malaga à destination de Madrid et transportant 317 passagers, déraillent subitement sur une ligne droite rénovée récemment, avant d’envahir la voie adjacente où circule un train Renfe Alvia reliant Madrid à Huelva avec 187 voyageurs à bord.
Cette catastrophe, qualifiée d' »extrêmement étrange » par le ministre des Transports Oscar Puente parce que les trains respectaient la vitesse limite et que la voie, rénovée pour 700 millions d’euros en mai précédent, offrait des conditions optimales, rappelle l’accident de Saint-Jacques-de-Compostelle en 2013 qui avait fait 80 morts dus à une vitesse excessive. Les autorités déploient la police scientifique qui inspecte rails, boîtes noires et débris, tandis que l’Unité militaire d’urgence et les habitants d’Adamuz, arrivés parmi les premiers, portent secours aux blessés projetés hors des wagons dans un « scénario dantesque » selon le maire Rafael Moreno. Pedro Sánchez, Premier ministre, promet une enquête transparente car les causes, encore indéterminées malgré une révision récente du train Iryo le jeudi précédent, pourraient inclure un défaut technique inattendu ou une vibration anormale comme relaté par des passagers.
Le gouvernement décrète trois jours de deuil national puisque le trafic reste suspendu entre Madrid, Cordoue, Séville, Malaga et Huelva, et que 43 personnes demeurent hospitalisées dont 12 en soins intensifs. L’accident fait au moins 40 morts et plus de 120 blessés.
