Un accident ferroviaire dévastateur a frappé l’Andalousie ce week‑end, provoquant la mort de 39 voyageurs et blessant plus d’une centaine d’autres sur la ligne Malaga‑Madrid.
Les autorités espagnoles ont confirmé ce bilan provisoire, tandis que les équipes de secours continuaient de dégager les carcasses de wagons et d’identifier les victimes.
Faits essentiels
Le train à grande vitesse Iryo quittait Malaga lorsque plusieurs de ses wagons déraillèrent à la sortie d’un tunnel près d’Adamuz, dans la province de Cordoue.
Comme ils se retrouvaient sur la voie opposée, un convoi Renfe circulant vers Huelva les percutait de plein fouet, provoquant une collision d’une rare violence.
Les équipes médicales annonçaient 39 décès et 123 blessés, dont 30 dans un état critique, bien qu’elles prévissaient que ces bilans pourraient encore s’alourdir.

Collision de trains fait 39 morts
La catastrophe a retenti dimanche soir quand les deux trains à grande vitesse entrèrent en collision à hauteur du village d’Adamuz, où la ligne Malaga‑Madrid traverse une zone agricole faiblement habitée.
Les derniers wagons du convoi Iryo quittaient les rails pendant que le système de signalisation ne bloquait pas automatiquement le trafic sur la voie voisine.
Le train Renfe survenait à 250 km/h, et ses conducteurs n’ont eu que quelques secondes pour tenter un freinage d’urgence, rendant l’impact presque inévitable.
Les urgentistes andalous mobilisaient plus de 120 km de moyens tandis qu’ils précisaient que 30 victimes présentaient des traumatismes sévères nécessitant des transferts hospitaliers immédiats.
La majorité des morts se trouvaient dans les voitures arrière du train Iryo, où les secouristes découvraient une scène de chaos avec sièges et bagages projetés dans tous les sens.
Des témoins ont décrit un choc « semblable à un tremblement de terre », racontant comment les vitres explosaient et comment les voyageurs criaient dans l’obscurité.
Le ministre des Transports rappelait que la ligne était certifiée conforme aux normes européennes, reconnaissant néanmoins que ce drame remettait en question la fiabilité du réseau à grande vitesse espagnol.
Les enquêteurs analysaient les boîtes noires tout en examinant les conditions météorologiques et les éventuels défauts de maintenance sur ce tronçon récemment rénové.
Le trafic entre Madrid et l’Andalousie restait suspendu, alors que les opérateurs organisaient des bus de substitution pour que les voyageurs bloqués puissent rejoindre leurs destinations.
Le Premier ministre Pedro Sánchez s’est rendu sur place, annonçant une aide psychologique et logistique pour les familles endeuillées tout en promettant des comptes‑rendus transparents.
Comme cet accident est l’un des plus meurtriers de ces dernières années, les syndicats et associations d’usagers réclamaient déjà un audit indépendant de l’ensemble du réseau à grande vitesse.
Les pouvoirs publics espagnols envisageaient jusque‑là la grande vitesse comme un symbole de modernité, mais ce drame soulignait combien la confiance pouvait s’effriter en quelques minutes.
