Ce dimanche 18 janvier 2026, vers 19h45, alors que le crépuscule enveloppait la commune d’Adamuz dans la province de Córdoba, un train Iryo reliant Málaga à Madrid a déraillé sur les aiguillages d’entrée de la voie 1, ce qui a provoqué l’invasion de la voie adjacente où circulait un second convoi Renfe en direction de Huelva.
Les secours, déployés massivement par l’Agence des urgences andalouse (EMA) avec cinq UVI mobiles et quatre unités critiques, ont dû affronter une scène chaotique où plusieurs wagons s’étaient renversés, piégeant des passagers qui appelaient à l’aide depuis l’intérieur fumant des rames. Alors que les premiers bilans faisaient état de deux ou cinq victimes, la Garde civile a confirmé au moins dix morts et vingt-cinq blessés graves, dont certains restaient coincés plus d’une heure après l’accident, ce qui souligne la violence du choc en chaîne sur cette ligne à grande vitesse reliant Madrid à l’Andalousie.
La circulation ferroviaire, suspendue immédiatement entre Madrid et l’Andalousie par Adif et Renfe, a contraint les trains à rebrousser chemin vers leurs gares d’origine, isolant ainsi des milliers de voyageurs qui dépendaient de cette artère vitale pour leurs déplacements quotidiens. Les autorités, incluant le ministre des Transports Óscar Puente qui s’est rendu sur place, ont ouvert une enquête sur les causes potentielles – un défaut d’aiguillage ou une panne technique –, car cet incident, survenu sans précédent comparable récemment sur cette infrastructure pourtant modernisée, interroge la sécurité des réseaux à grande vitesse qui transportent des centaines de milliers de personnes chaque semaine.
Les compagnies Iryo et Renfe coordonnent l’évacuation et les bus de substitution, tandis que des vidéos amateurs diffusées sur les réseaux sociaux montrent des passagers brisant des vitres pour s’extraire des débris, révélant l’ampleur du désarroi qui régnait sur les lieux immédiatement après le déraillement. Cette tragédie, qui survient alors que l’Espagne investissait dans l’extension de ses lignes AVE pour booster l’économie post-pandémie, pourrait entraîner des perturbations prolongées jusqu’à ce que les experts d’Adif réparent les voies endommagées et valident leur sécurité.
Les familles des victimes, informées au fil des heures par les services d’urgence, attendent désormais des réponses précises sur les circonstances qui ont transformé un trajet banal en catastrophe, pendant que les enquêteurs analysent les boîtes noires des trains pour éclaircir les faits.
