Ce mardi 6 janvier 2026, alors que les délégués des 35 pays de la Coalition des volontaires se pressaient au palais de l’Élysée où Emmanuel Macron coprésidait le sommet avec Keir Starmer et Volodymyr Zelensky, une déclaration d’intention conjointe a été signée qui prévoit le déploiement d’une force multinationale après un éventuel cessez-le-feu en Ukraine. Cette force, que les leaders ont détaillée lors d’une conférence de presse suivie par des observateurs américains dont Steve Witkoff et Jared Kushner, interviendra dans les airs, sur mer et au sol afin d’assurer une réassurance durable loin de la ligne de contact. Ainsi, Paris et Londres, qui menaient déjà des préparatifs depuis plusieurs mois comme l’indiquait Macron antérieurement, confirment leur rôle pivotal dans cette architecture sécuritaire inédite.
La déclaration, baptisée « Déclaration de Paris », que les participants ont validée unanimement après des discussions intensives coordonnées par les chefs d’état-major, intègre des mécanismes de surveillance du cessez-le-feu placés sous leadership américain avec des contributions européennes variées. Par ailleurs, elle prévoit un soutien continu à une armée ukrainienne de 800 000 hommes que la coalition financera et entraînera, tout en engageant des mécanismes juridiques contraignants pour intervenir si la Russie violait la paix. De plus, la Turquie assumera un rôle maritime clé, comme l’a souligné Macron qui saluait cette responsabilité lors de son allocution, tandis que l’Allemagne, l’Italie et la Pologne renforcent les préparatifs terrestres.
Cette avancée, qui scelle une convergence opérationnelle entre l’Europe, l’Ukraine et les États-Unis après des réunions antérieures à Berlin fin 2025, répond aux craintes légitimes nées des violations russes passées en Moldavie ou en Géorgie, comme l’évoquait Macron pour justifier une paix juste et solide. En effet, alors que les Européens envisageaient depuis des mois une autonomie stratégique accrue face à un possible retrait américain, ce sommet démontre que la coalition des volontaires, lancée en février 2025, porte désormais des garanties robustes sans dépendre uniquement de l’OTAN. Par conséquent, plusieurs milliers de soldats français pourraient être déployés, selon les annonces précises du président qui insistait sur leur rôle non combattant mais dissuasif.
Les enjeux sous-jacents, que cette initiative met en lumière alors que des négociations de paix progressent sous l’impulsion de Donald Trump réélu, visent à dissuader toute agression future tout en intégrant un plan de reconstruction économique soutenu par les alliés. Ainsi, une cellule de coordination opérationnelle, que Macron a actée pour lier les armées de la coalition à celles de Kiev et de Washington, accélérera les mises en œuvre concrètes.
