Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier 2026, alors que les fêtards célébraient le Nouvel An au bar Le Constellation de Crans-Montana, un incendie dévastateur s’est déclaré subitement, causant la mort de 40 personnes et blessant 119 autres individus de diverses nationalités.
Les autorités valaisannes, qui avaient annoncé progressivement l’identification des corps au fil des jours précédents, ont confirmé ce dimanche que toutes les 40 victimes décédées ont été formellement reconnues, permettant ainsi aux familles de récupérer les dépouilles dans un processus délicat et coordonné internationalement. Parmi ces victimes, âgées de 14 à 39 ans et dont 20 étaient mineures, la police a recensé 21 Suisses, 9 Français – incluant une Franco-Suisse et une triple-nationale France-Israël-Royaume-Uni –, 6 Italiens, 1 Belge, 1 Portugaise, 1 Roumain et 1 Turc, ce qui reflète la diversité des touristes attirés par cette station de ski prisée.
L’incendie, qui s’est propagé avec une rapidité extrême générant une fumée épaisse et une chaleur intense, aurait été déclenché par l’usage de « fontaines » à bougies incandescentes, comme le confirment les premiers témoignages et vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, alors que les enquêteurs vérifient encore les normes de sécurité du bar géré par deux Français. Une instruction pénale a été ouverte contre ces gérants pour homicide par négligence, lésions corporelles graves par négligence et incendie par négligence, puisque les investigations portent sur les extincteurs disponibles, les voies d’évacuation et le nombre excessif de personnes présentes dans l’établissement.
Alors que l’on redoutait initialement un bilan plus lourd en raison de la confusion post-drame, les progrès dans l’identification des blessés – dont 113 sur 119 ont été reconnus, avec 71 Suisses, 14 Français et 11 Italiens parmi eux – soulignent l’ampleur des moyens mobilisés, incluant des experts du Disaster Victim Identification (DVI) et des collaborations avec fedpol ainsi que des instituts forensiques. Du côté français, le Quai d’Orsay a actualisé son bilan à 9 morts et 23 blessés pris en charge, dont certains traités en France après rapatriement médicalisé, tandis que les familles endeuillées reçoivent un soutien psychologique renforcé.
Cette tragédie, qui intervenait alors que la station de Crans-Montana bourdonnait d’une animation festive inhabituelle pour la Saint-Sylvestre, interroge sur les risques liés aux animations pyrotechniques en lieux clos, comparativement à des incidents antérieurs moins meurtriers dans des établissements similaires, et met en lumière les failles potentielles dans les contrôles de sécurité que les autorités suisses promettaient d’anticiper depuis des années. Les 11 patients encore hospitalisés dans le Valais souffrent de graves brûlures au visage et aux mains, annonçant des guérisons longues et des séquelles durables pour les survivants.
