Médecins en grève massive dès lundi pour dix jours

À La Seyne-sur-Mer, commune varoise prisée pour ses consultations médicales de proximité qui attirent habitants et estivants, les médecins libéraux rejoignent dès ce lundi 5 janvier 2026 la grève nationale de dix jours décrétée par l’intersyndicale, parce que la LFSS 2026 impose des sanctions sur le DMP et restreint les prescriptions d’arrêts de travail, mesures que les praticiens locaux jugent insupportables depuis leur adoption en décembre dernier.

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Ce mouvement unitaire, soutenu par MG France, FMF, CSMF et autres syndicats qui n’avaient pas connu pareille convergence depuis des décennies selon les déclarations de leaders comme Frank Devulder, paralyse les cabinets dans le Var et en PACA où les internes niçois bénéficient même d’une caisse de grève régionale, tandis que les patients se voient orientés vers les urgences hospitalières déjà saturées par l’afflux hivernal. Dans d’autres communes françaises comme Draguignan ou Nice, où Var-Matin rapportait l’attente d’une mobilisation massive le 3 janvier, les généralistes et spécialistes ferment leurs portes pour protester contre le gel des tarifs et les limites d’ordonnances, alors que la ministre Stéphanie Rist appelait auparavant à un usage modéré du DMP censuré partiellement par le Conseil constitutionnel. À La Réunion, l’ARS alerte sur des difficultés d’accès aux spécialistes libéraux du 5 au 15 janvier, confirmant l’ampleur nationale qui risque de déprogrammer des milliers d’interventions, particulièrement dans les zones rurales ou côtières comme La Seyne-sur-Mer.

Les habitants du Var, confrontés à une désertification médicale que la grève exacerbe temporairement parce que 85% des adhérents CSMF prévoient de participer d’après un sondage syndical, anticipaient déjà des tensions en consultant medecinsengreve.fr où 13 500 médecins ont signalé leur engagement, tandis que la FHP ferme 80% des blocs opératoires privés du 10 au 14 janvier avec un exil symbolique à Bruxelles. À Paris, la manifestation du 10 janvier entre Panthéon et ministère de la Santé rassemble des milliers de blouses blanches, alors que des médecins libéraux de toute la France, y compris PACA, organisent des bus pour amplifier la visibilité du mouvement qui dépasse les revendications locales. Le gouvernement, qui ouvrait un chantier sur la rémunération des praticiens, peine à convaincre face à ces fermetures qui, bien que limitées aux urgences vitales dans certains cabinets, bouleversent le quotidien des communes comme La Seyne-sur-Mer où les transports vers Toulon deviennent nécessaires.

Alors qu’à l’imparfait les médecins varois envisageaient un dialogue apaisé après les promesses ministérielles, cette grève révèle un malaise structurel inédit qui unit libéraux et hospitaliers contre une austérité budgétaire perçue comme destructrice, particulièrement en Provence-Alpes-Côte d’Azur où les cliniques privées soutiennent activement l’appel.

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