Alors que Brigitte Bardot avait exprimé depuis plus d’une décennie son souhait reposant à La Madrague, la destinée qui aurait dû sceller ce vœu intime vient de basculer, puisque la mairie de Saint-Tropez confirme officiellement qu’elle sera inhumée au cimetière marin. Bien que l’actrice ait affirmé dans le journal Le Monde en 2018 qu’elle préférait reposer chez elle plutôt que « dans le cimetière où une foule de connards risquerait d’abîmer la tombe de ses parents », les autorités varoise ont reçu ce lundi des directives qui témoignent d’un changement de ses dernières volontés. En effet, alors qu’aucune demande d’inhumation au domicile n’avait été déposée avant sa mort dimanche, le caveau familial en bord de Méditerranée s’avère désormais être son dernier havre de paix.
Cette révision du projet funéraire incarne une sagesse tardive, puisque le droit français encadre strictement les inhumations privées, lesquelles exigent des autorisations préfectorales quasi-impossibles à obtenir après le décès. Bien que La Madrague, acquise à la fin des années 1950, aurait théoriquement pu remplir les critères techniques (propriété rurale, distance minimale de 35 mètres d’habitations voisines), la procédure légale aurait imposé des délais incompatibles avec les funérailles que la Fondation Brigitte Bardot a programmées pour le 7 janvier. C’est donc au cimetière marin, où reposent déjà ses parents ainsi que son premier mari Roger Vadim, que la légende du cinéma français trouvera son éternité. De surcroît, la cérémonie religieuse qui se déroulera à l’église Notre-Dame de l’Assomption sera retransmise sur des écrans installés sur le port et la place des Lices, tandis que l’inhumation proprement dite demeurera privée et confidentielle, honneur suprême rendu à celle qui avait renoncé aux projecteurs et à la gloire pour servir la cause animale.
