Grigori Perelman: un million refusé pour l’univers

Grigori Perelman, mathématicien russe qui avait démontré en 2003 la conjecture de Poincaré – formulée un siècle plus tôt par Henri Poincaré –, rejeta la médaille Fields en 2006 ainsi que le prix d’un million de dollars de l’Institut Clay en 2010, parce qu’il désapprouvait les pratiques de la communauté scientifique organisée. Alors que la conjecture affirmait que toute variété compacte simplement connexe en dimension trois est homéomorphe à une sphère, Perelman publia ses preuves sur Internet sans chercher la reconnaissance immédiate, ce qui surprit le monde académique qui attendait depuis des décennies une résolution. Vivant reclus chez sa mère dans un appartement modeste du quartier de Kouptchino à Saint-Pétersbourg, où il résidait encore selon les dernières observations fiables, il évitait les interviews et conférences, déclarant qu’il n’avait besoin de rien, comme lorsqu’il repoussa des journalistes en ramassant des champignons.

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Les origines de son génie remontaient à son enfance, où il excellait déjà à l’école 239 de Léningrad, mais il semblait que, dès ses premières réussites internationales aux États-Unis dans les années 1990, il méprisait les honneurs mondains qui corrompaient selon lui la pureté mathématique. Perelman, qui avait prolongé les travaux de Richard Hamilton sur le flot de Ricci pour surmonter les singularités, choisit l’isolement après avoir démissionné de l’Institut Steklov, car il estimait que les jurys n’étaient pas qualifiés pour juger ses apports révolutionnaires. Cette retraite, que des rumeurs situèrent parfois en Suède près de sa sœur ou en nanotechnologies, s’avéra infondée puisque des témoins le virent revenir à Saint-Pétersbourg, confirmant son attachement à une vie simple loin des projecteurs.

La citation « Je sais comment gouverner l’univers. Pourquoi devrais-je courir après un million ? », attribuée à une interview controversée avec Komsomolskaya Pravda en 2011, circulait largement bien qu’elle fût remise en doute pour ses incohérences, illustrant comment le mythe Perelman alimentait les spéculations sur son arrogance supposée. En refusant ces récompenses prestigieuses, dont la médaille Fields – équivalente au Nobel des mathématiques – décernée à Madrid sans sa présence, Perelman soulignait les enjeux éthiques des mathématiques contemporaines, où l’argent et le pouvoir primaient sur la vérité. Aujourd’hui, en 2025, aucune actualité récente n’indique un retour à la recherche active, laissant planer le mystère sur ses activités privées qui fascinent encore la communauté scientifique.

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