Des agriculteurs bloquent des routes en Ariège et ailleurs. Ils protestent contre l’abattage total des troupeaux touchés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Cette maladie virale, détectée en France depuis juin 2025 en Savoie, provoque fièvre et nodules chez les bovins.
Les autorités appliquent un protocole européen strict. Chaque foyer entraîne le dépeuplement complet des élevages infectés. Ainsi, 109 foyers ont été recensés dans huit départements fin novembre, touchant 74 élevages. Par ailleurs, la vaccination massive progresse dans les zones réglementées de 50 km autour des cas.
Déjà, les éleveurs dénonçaient ces mesures radicales en juillet. Lors des premiers foyers en Savoie et Haute-Savoie, ils bloquaient des fermes pour empêcher les abattages. En un mois, plus de 1 000 bovins avaient été euthanasiés, selon le ministère. La Confédération paysanne et la Coordination rurale critiquaient alors cette stratégie, préférant un abattage sélectif.
Aujourd’hui, la tension monte en Occitanie. Près de 600 militants ont convergé jeudi à Bordes-sur-Arize, où 208 vaches devaient être abattues après un cas confirmé. Des affrontements avec les gendarmes ont éclaté, malgré les barrages de tracteurs. Un autre foyer à Luby-Betmont, dans les Hautes-Pyrénées, mobilise aussi des dizaines d’éleveurs. Le gouvernement maintient le cap, arguant que la DNC reste sous contrôle grâce à ces actions.
Les syndicats évoquent un risque pour 1,5 million de bovins si les foyers se multiplient. Ils pointent les pertes économiques et psychologiques pour les éleveurs. Des indemnisations avances sont versées, mais les manifestations persistent dans l’Ain, le Doubs ou la Haute-Saône. Cette crise ravive les colères de 2024 contre les contraintes sanitaires.
Les autorités insistent : la maladie n’affecte pas l’homme ni les produits laitiers. Pourtant, les blocages pourraient s’étendre. Les agriculteurs exigent un dialogue renforcé.
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