Mardi 2 décembre 2025, le Syndicat national des journalistes (SNJ) et la Fédération internationale des journalistes (FIJ) ont déposé une plainte à Paris contre les autorités israéliennes. Cette plainte vise une entrave « massive et systématique » à la liberté d’exercer le journalisme à Gaza, empêchant les journalistes français de couvrir la guerre dans l’enclave palestinienne. Selon ces organisations, ces faits pourraient constituer des crimes de guerre, justifiant l’intervention du parquet national antiterroriste (PNAT) à Paris.
Depuis le 7 octobre 2023, jour des attaques du Hamas, aucun journaliste étranger n’a pu pénétrer librement à Gaza, générant un blackout médiatique inédit dans un conflit armé. Cette situation s’accompagne d’une répression sévère contre les journalistes palestiniens. Le SNJ et la FIJ dénoncent un verrouillage organisé et des entraves répétées, allant des refus d’accès aux menaces et agressions, attribuées à des unités militaires, policiers, services douaniers, voire à des colons israéliens dans les territoires occupés. Ces entraves mettent en danger la liberté d’informer et la démocratie en empêchant la société de comprendre la réalité du conflit.
La plainte s’appuie sur de nombreux témoignages anonymes de journalistes français et rappelle que plus de 225 journalistes palestiniens ont été tués depuis le début du conflit. C’est la première fois qu’une telle action judiciaire est engagée en France, combinant entraves à la liberté de la presse et accusations de crimes de guerre visant des professionnels des médias. Les avocates à l’initiative de la plainte insistent sur la nécessité que la justice française protège les journalistes dans les zones de conflit. Source1 Source2
