Volodymyr Zelensky a rejeté vendredi le plan de paix américain, jugé trop favorable au Kremlin, au moment où les États-Unis exercent une forte pression pour qu’il soit accepté avant le 27 novembre. Dans une allocution à la nation, le président ukrainien a déclaré que ce choix confrontait l’Ukraine à une alternative difficile : la perte de sa dignité ou celle du soutien américain. Cette décision intervient alors que le plan, composé de 28 points, exige de Kiev de céder des territoires occupés, d’abandonner son intégration à l’OTAN et de réduire ses forces armées.
Autrefois, l’Ukraine espérait une solution diplomatique qui préserverait son intégrité territoriale et sa souveraineté. Les propositions américaines, inspirées de demandes russes anciennes, sont perçues à Kiev comme une forme de capitulation, voire de trahison. Zelensky a affirmé vouloir présenter des arguments et proposer des alternatives, tout en soulignant qu’il ne trahirait jamais son serment de fidélité à l’Ukraine.
Les dirigeants européens, dont Emmanuel Macron et Friedrich Merz, ont rappelé que toute décision devait reposer sur un consensus entre l’Europe et l’OTAN. Vladimir Poutine, quant à lui, a salué le plan et menacé de poursuivre les conquêtes en cas de refus ukrainien. L’Ukraine collabore désormais avec la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni pour élaborer une contre-proposition.
