La junte birmane reprend l’avantage face aux rebelles grâce à Pékin
En quelques semaines, l’armée birmane a repris plusieurs positions rebelles dans le nord du pays. Les unités loyalistes ont avancé rapidement, soutenues par une domination aérienne retrouvée. Cette progression a surpris les observateurs alors que les rebelles s’étaient consolidés ces derniers mois. Depuis l’automne, Pékin aurait accru son appui logistique et diplomatique à Naypyidaw selon des sources locales.
L’armée birmane cherchait depuis longtemps à reconquérir ces zones stratégiques. Les généraux savaient que leur survie dépendait de l’accès à ces régions proches de la frontière chinoise. La junte considérait l’aide de Pékin comme essentielle à la stabilité de ses lignes de ravitaillement. Cette stratégie s’était déjà dessinée à l’imparfait dans les discours des dirigeants depuis 2021.
Les intérêts chinois au Myanmar sont nombreux. Des gazoducs vitaux pour Pékin traversent le territoire rebelle. Les entreprises chinoises avaient investi dans des projets miniers et logistiques au Myanmar. Les tensions récurrentes menaçaient ces infrastructures clés. Les dirigeants chinois observaient avec inquiétude l’avancée des groupes pro-démocratie.
Plusieurs experts craignent une escalade du conflit. L’ONU n’a pas intensifié ses appels à un cessez-le-feu. Les violations des droits civils continuent sans réaction internationale forte. Les rebelles appellent à plus de sanctions. La Chine veut avant tout préserver ses intérêts régionaux. L’évolution militaire pourrait infléchir le rapport de force. Source
Jihadistes au Mali : Bamako menacée d’asphyxie ?
La semaine dernière, des centaines de camions-citernes ont été incendiés le long des routes menant à Bamako. Les jihadistes affiliés au Jnim ont bloqué les principaux axes, empêchant le ravitaillement en carburant de la capitale malienne. Ce blocage soudain a provoqué une paralysie partielle de l’approvisionnement local. Sur le terrain, les habitants ont vu les combattants imposer leurs règles, fouettant les femmes non voilées et contrôlant les véhicules.
Depuis plusieurs années, le Jnim cherchait à étendre sa présence dans les zones rurales du centre et du nord du Mali. Le groupe imposait progressivement sa loi et établissait des points de contrôle. Ses objectifs restaient souvent flous mais traduisaient une stratégie cohérente d’encerclement progressif. L’asphyxie de la capitale n’était qu’une étape dans une vision à long terme.
En bloquant le carburant, le Jnim teste la réaction du régime du colonel Assimi Goïta. La chute de Bamako semble improbable à court terme. Toutefois, l’objectif déclaré du groupe est de déstabiliser le pouvoir en place et d’accroître sa légitimité dans les régions pauvres. Selon plusieurs experts, le Jnim cherche moins une victoire militaire qu’une victoire psychologique sur les institutions maliennes. Le pouvoir central tente de rassurer, mais les tensions augmentent et l’armée paraît débordée. Source
Projet de résolution américain à l’ONU : accord proche ou nouvelle impasse ?
Un appel conjoint a été lancé vendredi 14 novembre 2025 par les États-Unis et plusieurs États arabes. Il a visé l’adoption rapide d’une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU pour soutenir un plan de paix à Gaza. Ce texte propose le déploiement d’une force internationale dans l’enclave, encore marquée par deux ans de guerre et un cessez-le-feu fragile. Un bloc arabomusulman incluant le Qatar, l’Égypte, l’Arabie saoudite et la Turquie a soutenu l’initiative américaine. Il a affirmé qu’elle représente une opportunité unique pour la région. La Russie a simultanément présenté un projet concurrent, refusant la création d’un comité de la paix et le déploiement immédiat d’une force de stabilisation.
La semaine dernière, les discussions diplomatiques s’intensifiaient déjà au Conseil de sécurité. Le projet américain soutenait un plan de Donald Trump, conçu pour instaurer une paix durable entre Israéliens et Palestiniens. Il prévoyait d’appuyer la fragile trêve entrée en vigueur le 10 octobre. Ce processus semblait répondre à une intention plus ancienne : stabiliser la région par la présence d’une mission internationale. Plusieurs pays considéraient que la guerre avait démontré les limites des interventions locales.
Ce texte offre un chemin possible vers la fin du conflit, selon ses défenseurs. Il questionne toutefois l’équilibre des influences au sein de l’ONU. Une adoption rapide pourrait susciter un débat sur la souveraineté de Gaza et le rôle des puissances mondiales. Comment réagirait la région si plusieurs puissances s’opposaient encore ? Source
El Fasher capturée : comment les FSR ont précipité l’exode des civils
La semaine dernière, les Forces de soutien rapide ont pris le contrôle d’El Fasher, capitale du Darfour-Nord. En quelques heures, les lignes de résistance ont cédé, plongeant la population dans la fuite. Plusieurs ONG ont évoqué des violences ciblées contre des civils, immédiatement après la prise de la ville.
Depuis plusieurs mois, la région subissait des tensions grandissantes. Les rapports évoquaient des mouvements suspects de combattants autour des zones stratégiques. Les civils espéraient un retour à la stabilité tandis que les autorités locales tentaient de préserver un semblant d’ordre. Le Darfour restait au cœur de rivalités anciennes liées au contrôle du territoire et de ses ressources.
Selon des témoignages recueillis dans un camp de Touloum au Tchad, des familles entières ont fui sans rien emporter. Elles craignaient des représailles ou des enrôlements forcés. L’ONU qualifie cette situation de « plus grande crise humanitaire au monde ». Plus d’un million de personnes sont aujourd’hui menacées par la famine ou la violence.
Le conflit du Soudan ne montre aucun signe d’apaisement. Les organisations humanitaires attendent des couloirs sécurisés pour acheminer l’aide. Les observateurs appellent la communauté internationale à réagir. Source
L’Ukraine va-t-elle voler bientôt à bord de Rafale français ? Une alliance renforcée
Paris a accueilli ce 17 novembre Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky. Le président français a affirmé que les deux pays avaient signé une lettre d’intention pour l’achat de Rafale par Kiev. Il a aussi annoncé la livraison de drones intercepteurs et de bombes guidées dans les trois prochaines années. L’Élysée a présenté ces décisions comme une réponse urgente aux besoins militaires ukrainiens. La pression russe sur le front s’est intensifiée ces dernières semaines.
Depuis le début de l’invasion, Paris cherchait à consolider ses liens avec Kiev. Les discussions sur la modernisation de l’armée ukrainienne s’inscrivaient dans une stratégie plus ancienne. Emmanuel Macron voyait ce rapprochement comme un enjeu majeur pour la sécurité européenne. Les industriels français prévoyaient déjà d’accélérer leur coopération avec les acteurs ukrainiens. La question du soutien économique était également au cœur des échanges. Le président insistait sur un engagement global, militaire, civil et économique. Cette vision s’opposait aux positions russes, jugées contraires à toute solution diplomatique par Paris.
La déclaration de Macron, indiquant que « tout est prêt pour la paix » soulève des interrogations. Le Kremlin maintenait pourtant son offensive en dépit des appels internationaux. Cette nouvelle étape dans la coopération franco-ukrainienne pourrait modifier l’équilibre stratégique. Elle marque aussi une volonté affichée de prolonger le soutien sur au moins dix ans. Ce geste symbolise une solidarité assumée malgré les coûts et les risques. Les observateurs suivront désormais les retombées concrètes de cet accord. Source
